Archive for the ‘Architecture’ Category

Des carnets Web au web sémantique

Thursday, April 15th, 2004

Sebastien Paquet évoque l’évolution future des carnets Web et l’émergence du “structured blogging”. L’idée est la suivante : plus l’activité des carnettiers va gagner en maturité, plus le format habituel des carnets et de RSS (titre + URL + texte) paraîtra limité et insuffisant, plus les outils de la chaîne de carnettage (weblog + aggrégateurs) vont prendre en compte des types de contenu structurés plus complexes. Et il n’y a qu’un pas (voire aucun) entre le “structured blogging” et le web sémantique. Dans ce contexte, les moteurs de gestion de schéma de contenu tels que Archetypes de Plone (ou CPSSchema de CPS ou encore des moteurs de gestion d’ontologie tels que Mondeca et autres AM2 Systems) auront un rôle clef à jouer puisque des plate-formes équipées de tels moteurs pourront servir au carnettage structuré sous toutes ses formes !

Miam, miam, les années qui viennent nous promettent des inventions fichtrement intéressantes ! Et la vision du Web Sémantique commence à prendre forme.

Carnets Web d’entreprise : l’exemple R.H.

Wednesday, April 14th, 2004

Ce carnet Web tenu à jour par deux responsables R.H. en recrutement, de chez Microsoft, est un très bon exemple de carnet Web d’entreprise. Ce qu’apportent ces carnets à Microsoft : un lien d’animation avec la communautés des candidats à l’embauche chez Microsoft, une manière d’optimiser le processus de recrutement (les candidats postulent en étant tous mieux préparés), une meilleure lisibilité de la politique d’embauche de Microsoft, l’image d’une entreprise à visage humain. Il y a sans doute d’autres avantages fournis par les carnets Web pour soutenir la fonction R.H. de recrutement des grandes entreprises. Je vous laisse imaginer (et laisser vos idées éventuelles ici pour que tout le monde en profite !).

La différence entre “knowledge management” et “content management”

Wednesday, April 14th, 2004

CMSWatch signale un excellent article qui parvient en quelques lignes non seulement à définir la différence entre gestion des connaissances et gestion de contenu mais également à résumer de manière très juste les pratiques actuelles dans ces deux domaines.

Mon intérêt personnel réside certes dans le domaine de la gestion des connaissances au sens large présenté dans cet article, mais le vrai potentiel de ce domaine me semble résider dans les pratiques (méthodes) et outils (émergents) d’ingénierie des connaissances. D’où mon intérêt pour le Web Sémantique…

Définition démoniaque du Web Sémantique

Tuesday, April 13th, 2004

Danny Ayers signale une définition démoniaque de ce qu’est le Web Sémantique. Je cherchais justement une définition simple à retenir en vue d’une présentation à des collègues… Sataniquement parlant, le W.S. est donc : “une tentative d’application du système décimal de Dewey à une orgie.”

Retours d’expérience sur les CMS

Tuesday, April 13th, 2004

Un groupe d’une soixantaine d’ “architectes en information” a partagé, début 2003, ses retours d’expérience sur l’implémentation de systèmes de gestion de contenu. Leurs principales conclusions, à l’époque : les CMS sont trop chers, trop long à personnaliser, et ne sont trop fermés (difficulté pour reprendre du contenu existant par exemple).

Wordpress is going semantic (a little bit)…

Thursday, April 8th, 2004

WordPress, the famous weblog engine (powering this site), is getting equipped (in its CVS HEAD version) with a new feature allowing webloggers to post small pieces of metadata (pairs of key + value) with each one of their blog entries. WordPress is going the same way Charles Nepote went with his semantic wiki prototype. We won’t wait a long time before someone comes with a real semantic bloki. It must be a matter of months.

By the way, Archetypes is a new masterpiece of Plone and its references management engine allows the weaving of semantic relationships inbetween Content objects. It just lacks the ability to publish its schema and data as RDF files through Plone URLs… Anyway, Archetypes should soon provide the ability to extend objects schemas at runtime through the web. It means users will be able to add metadata to objects. These features can already be tested with PloneCollectorNG in its latest version (test the CVS version if you can).

Mon papa découvre RSSBandit

Tuesday, March 30th, 2004

Mon papa aime bien découper des articles dans la presse. Je suppose qu’il sera intéressé par l’utilisation d’un agrégateur d’actualités. Le meilleur agrégateur open source pour Windows, à ce jour, me semble être RSSBandit. Inconvénients principaux de RSSBandit : il contient encore au moins quelques bugs énervants ; et il nécessite l’installation du framework .Net sur le poste de travail ! Mais bon, ceci accepté, voici donc les infos que je donne à mon papa pour qu’il apprenne à utiliser RSSBandit.
Tu peux faire plusieurs choses avec le pirate :
1/ LIRE les actualités : il suffit de cliquer sur le titre des sources d’actualité (newsfeed) exemple : “Liberation, politique internationale” puis de cliquer sur chaque actualité ; lorsqu’une actualité est lue, elle change de couleur (passage de gras à non-gras) ; ainsi tu sais ce que tu as déjà lu et ce que tu n’as pas encore lu.
2/ ORGANISER les actualités : tu peux ranger les sources d’actualité en rubriques et sous-rubriques (dossiers et sous-dossier). Pour cela, il faut cliquer bouton droit sur le dossier parent et lui dire de créer un sous-dossier. Ensuite tu fais glisser ta source d’actu vers ce nouveau sous-dossier.
Tu peux ainsi créer une arborescence thématique (le dossier “politique” contiendrait le sous-dossier “politique internationale” qui contiendrait par exemple la source d’actu “Libe, politique internationale”).
Tu peux préférer organiser d’abord tes rubriques par langue : un dossier pour toutes les sources en français et un autre pour tout ce qui est en anglais. Mais cela est déconseillé car peu pratique.
Mais le nec plus ultra, c’est de commencer simplement par un créer une liste de dossiers vides numéroté de 095 (avec un zero devant, c’est mieux) à 105. Ensuite tu mets toutes tes sources d’actualité dans le dossier 100. Et, chaque jour, tu viens parcourir les nouvelles actualités. Les sources qui te semblent peu intéressantes, tu les mets dans un dossier inférieur (tu fais passer “Libe, politique internationale” de 100 vers 099 par exemple). Et, inversement, les sources qui te semblent mériter plus d’attention de ta part, tu les mets vers 101. Les jours suivants, tu gardes la même règle à l’esprit : lorsqu’une source est intéressante, je la monte d’un dossier ; lorsqu’elle ne donne rien d’intéressant ce jour-là, je la fais descendre d’un cran. Ainsi, au bout de quelques jours, tu auras classé tes sources par ordre croissant d’attention qu’elles méritent. Ainsi, tu pourras à l’avenir ne lire souvent que les sources dans les dossiers méritant beaucoup d’attention (104, 105, …) et ne vérifier les actus des sources moins intéressantes (dossiers 097, 098, …) que moins souvent.
Tu peux décider de supprimer des sources en cliquant bouton droit dessus puis Delete news feed.
3/ AJOUTER de nouvelles sources
Chaque sources d’actualité est identifiée par une adresse Web. Exemple : la source “AkaSig” a pour adresse Web http://sig.levillage.org/wp-rdf.php En effet, c’est une source qui est publiée à cette adresse sur mon site Web perso.
Ajouter une nouvelle source implique donc que tu trouves des adresses Web de sources d’actualité puis que tu demandes à RSSBandit d’ajouter cette source dans sa liste (puis tu la mets dans le dossier/rubrique que tu veux). Demander à RSSBandit d’ajouter une source, c’est facile : il faut cliquer sur le bouton “New Feed” de sa barre de bouton puis saisir (copier-coller) l’adresse Web de la source que tu veux ajouter. Et RSSBandit fait le reste (y compris, généralement, trouver automatiquement le titre de la source).
La partie “difficile” consiste à trouver des sources d’actualité qui t’intéressent. Pour cela, le mieux est de faire une recherche classique dans Google sur un thème qui t’intéresse, en ajoutant “filetype:rdf” ou “inurl:rdf” ou encore “filetype:rss” comme mot-clef de ta recherche (sans les guillemets). En retour, Google te propose des adresses Web qui contiennent des sources d’actualité que tu peux ensuite ajouter dans RSSBandit. Exemple : chercher “inurl:rdf politique” te donne comme sources possibles l’adresse de plusieurs carnets Web célèbres qui commentent l’actualité politique et constituent donc eux-même des sources.
4/ METTRE des mots-clefs sous surveillance
Tu peux demander à RSSBandit de créer un genre de source virtuelle dans laquelle il va recenser toutes les actualités de tes sources dans lesquelles il aura repéré un mot-clef donné. C’est comme si tu demandait à RSSBandit de lancer automatiquement une recherche, parmi les actus dont il dispose, sur un mot-clef donné à chaque fois que tu l’utilises. Pour ce faire, il faut ajouter un nouveau mot-clef dans la partie en bas à gauche de l’écran. Je ne me souviens plus comment ça s’appelle à l’écran car je viens d’être obligé de désinstaller RSSBandit sur mon poste. Donc je t’en dirai plus plus tard à ce sujet.
5/ METTRE des sources sous surveillance
Tu peux demander à RSSBandit de t’afficher un genre de popup dès qu’une certaine source contient de nouvelles actualités. Pour ce faire, tu cliques bouton droit sur la source que tu veux mettre sous surveillance, tu vas dans propriétés de la source puis tu coches une case qui te dit “afficher une popup window lors de l’arrivée de nouveaux items” (ou alert window je ne sais plus).
Voila, voila… Bonne agrégation.

Let me introduce the Semantic Web

Friday, March 26th, 2004

For overviews and introductory presentations about the Semantic Web, followthis, this, this, this and this links. Even if my posts are written in French, the linked documents are often in English.

Why are there three versions of the Web Ontology Language (OWL) ?

Friday, March 26th, 2004

The Web Ontology Language (OWL maybe because some non English speaker must have mixed the letters…) exists in three different versions :

  • OWL Lite expresses constraints on and properties of an RDF schema, such as transitivity (if R1 > P1 > R2 and R2 > P2 > R3 then R1 > P3 > R3), and simple min and max cardinality properties of an RDF property (the values of theses cardinality properties can be 0, 1 or illimited).
  • OWL DL expresses “first order descriptive logic” constraints on medata (such as if R1 > P1 > R2 then R1 > P2 > R3), this is much broader as OWL Lite
  • OWL Full enables the specification of generic inference engines but it is still seen by some as a curiosity artefact for researchers

This is my very limited understand of the OWL topic. Please someone correct me if I am wrong (you can do it in French if you want !) !

XML.com: The Beauty of REST [Mar. 17, 2004]

Tuesday, March 23rd, 2004

Jon Udell nous raconte par l’exemple comment le style architectural REST permet d’intégrer des catalogues de bibliothèques de manière fluide et peu coûteuse (à l’aide de services Web qui n’impose pas nécessairement l’utilisation de briques logicielles supplémentaires pour gérer les protocoles SOAP, WSDL et UDDI). S’il est encore nécessaire de vous apprendre ce qu’est le style architectural REST, ne retenez qu’une seule adresse, celle du site du très RESTafarian Roger Costello.

Architectures orientées services (SOA) selon l’approche REST

Sunday, March 21st, 2004

Voici quelques liens intéressants pour celui qui veut comprendre ce que l’approche REST peut apporter aux architectures orientées services (SOA) , que ce soit avec ou sans l’utilisation des protocoles SOAP et/ou WSDL (on peut faire une architecture orientée services de style REST avec SOAP et WSDL, même si j’ai du mal à voir l’intérêt que cela représenterait) :

Marché du Knowledge Management

Tuesday, March 16th, 2004

En rapport avec mon mouton à sept pattes, voici un genre d’aperçu des acteurs du marché du knowledge management vu par le petit bout de ma petite lorgnette :

  • des consultants unp eu visionnaires (ou fumeurs) en KM/intelligence économique/e-learning/veille/capitalisation des connaissances/animation de communautés de pratique pour l’innovation/gestion des compétences/… qui vendent des concepts généraux, des démarches d’animation, des grands projets, et quelques réalisations à travers des micro-éditeurs de niche
  • des micro-éditeurs de niche qui ont bien compris les fonctionnalités à offrir car ils maîtrisent la problématique KM mais n’ont pas les moyens de construire du durable car ils ne sont pas du métier de l’informatique
  • des gros éditeurs qui collent une étiquette KM sur des produits de GED/Workflow/Content Management mais l’étiquette a tendance à se décoller car elle est trop pompeuse pour la réalité de leurs produits
  • des architectes et intégrateurs qui maîtrisent la fonctionnalité informatique mais ne disposent pas encore des technologies informatiques nécessaires (web sémantique) pour réaliser les promesses du KM
  • des sociétés de services en logiciels libres qui essaient de combiner technologies matures et visions fonctionnelles mais qui ont du mal à y ajouter technologies émergentes et vision KM à long terme
  • Que manque-t-il pour compléter le tableau ?

    OWL-S

    Sunday, March 14th, 2004

    Le schéma OWL-S permet de décrire des services Web à l’aide d’ontologies. D’après cette lecture, je crois comprendre que l’on peut

    • soit produire des services Web style RPC (via SOAP et WSDL) et compléter leur description, à plus haut niveau, avec OWL-S (ce qui remplace UDDI dans ce cas),
    • soit produire des services Web style REST (sans SOAP ni WSDL) et faire toute leur description via OWL-S

    Ceci signifierait qu’OWL-S serait un standard dans tous les cas concurrents de UDDI, et dans certains cas complémentaire de WSDL (pour le cas des services Web RPC via SOAP) et dans d’autres cas (services REST), concurrents de WSDL. Est-ce vraiment cela ?

    CIA sémantique

    Thursday, March 11th, 2004

    La CIA suit de près le développement des technologies du Web Sémantique, au titre des logiciels d’analyse de réseaux sociaux :

    There were a couple of presentations in the domain of military and political intelligence - a bit scary, especially when Kendall used one of Libby’s photos in a depiction thing (part of SWINT) asserting I was a terrorist leader. The CIA and co. are the end users of this stuff. Good job I’ve no plans to visit the US in the near future.

    Classification à facettes

    Saturday, March 6th, 2004

    Je note une certaine convergence vers le concept de “classification à facettes” (”faceted” classification) pour décrire un large ensemble de fonctionnalités qui sont très attendues de la part des technologies du Web Sémantique. Je vous en dis plus dès que j’ai fini mon article à ce sujet… (à suivre, donc)

    Le Web Sémantique qui fait peur ?

    Saturday, March 6th, 2004

    Allons-y pour un petit coup de parano : les éditeurs informatiques voudraient-ils faire du mal à notre web sémantique bien-aimé de peur qu’il n’abîme leurs futurs modèles économiques ?

    La réification, RDF et les Topic Maps

    Tuesday, February 17th, 2004

    La réification est un concept qui peut être difficile à assimiler. La réification désigne l’opération qui consiste à transformer une relation entre deux choses en une troisième chose. Considérons par exemple la phrase : “Jean beurre une tartine”. Il y a là deux choses : [Jean] et [tartine] qui sont liées par une relation : [beurrer]. La réification consiste à créer une troisième chose à partir de cette phrase : le [beurrage de tartine par Jean].
    Un spécialiste du beurrage de tartine évoque la réification pour expliquer une différence importante (essentielle) entre la technologie RDF et la technologie des Topic Maps : en RDF, c’est à vous de gérer la réification alors qu’avec les Topic Maps, tout est systématiquement réifié. Par conséquent, RDF est une technologie de plus bas niveau : plus d’expressivité mais une moindre utilisabilité. Il invite donc les partisans de RDF à considérer les Topic Maps comme un domaine d’application privilégié de RDF et les partisans des Topic Maps à ne pas oublier qu’ils ont besoin de s’appuyer sur RDF pour assurer le succès de leur technologie.

    Bloguez mieux

    Tuesday, February 17th, 2004

    Un recueil de bons conseils (bonnes pratiques) pour carnetiers.

    LAMP pour les projets critiques

    Tuesday, February 17th, 2004

    Le modèle L.A.M.P. (Linux + Apache + MySQL + PHP/Python/Perl) a maintenant acquis de solides références auprès de grands comptes et ce, sur des projets critiques. C’est ce que commence à rapporter la presse informatique, malgré l’intérêt que les gros du conseil ont à promouvoir des technologies concurrentes. LAMP serait positionné non pas comme un concurrent de J2EE et .Net mais comme une solution idéale pour “la couche de présentation de projets critiques d’envergure tout en couvrant tous les besoins des projets départementaux”.

    Devriez-vous confier à l’un des “Gros Cinq” l’implémentation de votre système de gestion de contenu ?

    Tuesday, February 17th, 2004

    Devriez-vous confier à l’un des “Gros Cinq” l’implémentation de votre système de gestion de contenu ? La plupart du temps, la réponse est : NON, vous ne devriez pas confier ce genre de projet à des sociétés telles que Accenture, Bearing Point, CGEY, Deloitte ou IGS.

    Mon premier projet en tant que consultant chez un “Big Five” m’a placé auprès d’un des plus gros opérateurs télécoms au monde. [...] J’ai demandé une copie du business case et, après avoir passé une nuit à le parcourir, j’ai trouvé une manière simple de réaliser le projet en dépensant peu d’argent grâce à une solution open source. Ensuite, j’ai très rapidement compris quelque chose : jamais un “Gros 5″ ne vous proposera une telle solution car les plus gros éditeurs logiciels leur offrent des commissions sur les ventes [...] pour avoir recommandé leurs produits. Ces commissions s’élèvent fréquemment à 25-35% des prix publics des logiciels voire parfois plus.
    C’est une sorte de cercle vicieux. Les partenaires ont peu d’intérêt (voire pas du tout) ne serait-ce qu’à envisager des solutions ne rapportant pas de commissions. C’est pourquoi les solutions de gestion de contenu à coût réduit ou bien open source, davantage “out-of-box”, sont très rarement proposées comme des solutions envisageables. En fait, d’après mon expérience, la plupart du temps, le partenaire au sein d’un Gros 5 savait exactement quelle solution de CMS il allait introduire chez le client avant même de franchir la porte de celui-ci. C’est quelque chose qui n’a jamais cessé de me fasciner, mais la leçon à retenir est surtout de se méfier de toute recommandation logicielle provenant de l’un des gros 5.