Monthly Archives: July 2002

Le gouvernement britannique adopte officiellement les logiciels libres

C’est officiel ! Le gouvernement britannique a décidé de :
– mettre systématiquement en concurrence, pour tous ses achats logiciels, les produits propriétaires avec des solutions opensource,
– n’accepter d’utiliser ou de développer des logiciels communiquant que si ils supportent des standards et des spécifications ouvertes (non propriétaires),
– étudier systématiquement l’opportunité d’acquérir des droits sur le code source des logiciels acquis,
– évaluer l’opportunité de rendre systématiquement “libre” les logiciels issus de projets de R&D financés par le gouvernement.

Hébergement mod_perl

L’hébergement d’applications développées à l’aide du module mod_perl (serveur web Apache + langage Perl) demande une infrastructure adaptée que l’on peut mettre en place soit-même ou que l’on peut aller chercher chez un fournisseur spécialisé.

Logique et intérêt économique de l’Open Source

OpenSource, qu’est-ce que c’est et pourquoi ? Le Boston Consulting Group vous propose une présentation de ce qu’est l’OpenSource et de l’intérêt de ce mouvement pour les entreprises dans une étude conduite avec la société OSDN. Pour aller plus loin, le consultant indépendant David Wheeler tente de vous démontrer l’intérêt économique des solutions opensource, chiffres à l’appui.

Virons le coucou SOAP du nid Web.

SOAP est un coucou dans le nid des technologies Web. Il faut l’en déloger. C’est ce qu’explique cet article de Edd Dumbill. Une citation de cet article : “Le choix est entre une technologie ouverte et établie sur laquelle le Web se fonde et la direction proposée par de grosses entreprises dont l’existence dépend de leur capacité à faire de l’argent grâce à ces stratégies”.

Prospective

Tim O’Reilly dans un article de prospective nous annonce l’essentiel de ce que l’informatique nous réserve pour les années à venir : des réseaux sans fils (WiFi), des moteurs de recherche plus intelligents, des weblogs, de l’instant messaging à la Jabber, encore plus de partage de fichier en Peer-to-Peer à la Gnutella, encore plus de calcul distribué à la Seti@Home… Toutes les explications sont dans son article.

Des blogues pour la relation utilisateurs et le support en ligne

Macromedia a adopté la forme et les usages des “blogues” (sites web sur le principe de celui que vous lisez actuellement) pour gérer la relation avec ses utilisateurs et l’aide en ligne aux utilisateurs. Les blogues permettent de diffuser une info actualisée. Mais ils permettent surtout de créer un effet de communauté en captant et en capitalisant le feedback des utilisateurs sous la forme de commentaires, de questions et de discussions accompagnant chaque actualité ou chaque information de support technique.

Un monde sans Microsoft Outlook ? ou sans Microsoft Exchange ?

Les systèmes de messagerie Outlook/Exchange ont des désormais des alternatives moins coûteuses dans le monde opensource. InsightConnector est un plug-in Outlook qui permet de remplacer de coûteux serveurs Exchange par des serveurs IMAP Opensource. Et Evolution est un client de messagerie opensource qui remplace le coûteux logiciel Microsoft Outlook tout en permettant la compatibilité avec une infrastructure de messagerie Microsoft Exchange.

Actionnariat salarié

Comme l’explique cet article paru dans Le Monde Economie, l’actionnariat salarié modifie la répartition des pouvoirs dans l’entreprise. Est-ce au détriment des gros actionnaires ? de la direction générale ? ou plutôt des syndicats ?

Le socialement correct (é)talonne les entreprises

Fin 2001, Le Monde faisait le point sur les nouvelles formes non financières d’évaluation de l’entreprise. Par exemple, une société comme Saint-Gobain était remarqué pour ses liens avec la société civile et ses performances en matière d’égalité professionnelle mais montré du doigt pour ses relations avec ses cliens et fournisseurs. Depuis plus d’un an, les médias s’interrogent : le “socialement correct” est-il un effet de mode ou une lame de fond ?

La mode du développement durable

Libé commente la mode du développement durable auprès des Etats et des grandes entreprises. Les médias semblent hésiter vis-à-vis de cette “tendance” entre cynisme extrême et enthousiasme exagéré. La conclusion de l’article opte finalement pour le pragmatisme : la demande pour l’estampille “développement durable” et autres questions de responsabilité sociale et environnementale des entreprises émerge lentement mais sûrement ; à défaut d’espoir, il y aurait donc un marché à la clef !

Properly testing your code

Un fructueux échange d’expérience a lieu sur Slashdot au sujet de l’art et de la manière de tester des développements informatiques. En voici l’essence :
– La revue de code est le moyen le plus rentable d’entre tous pour identifier des défauts.
– Le meilleur livre sur la revue de code est “Software Inspection” de Tom Gilb (en anglais), le site http://www.result-planning.com de l’auteur complète fort bien cette lecture.
– Pour garantir un code robuste, même en développement procédural, on doit adopter une philosophie objet lorsqu’il s’agit de test : chaque appel à une fonction devrait tester systématiquement que le retour correspond aux attentes.
– Le véritable objectif des tests ne doit pas être d’identifier et de corriger des bugs mais d’identifier et de corriger des défauts dans le processus de développement.
– La mise en place d’un contrôle qualité ou de testeurs distincts des développeurs peut avoir pour effet pervers que les développeurs feront moins attention à la qualité dans la mesure où ils savent qu’ils bénéficient d’une protection a posteriori.
– On peut évaluer statistiquement a priori le nombre de bugs présents dans un développement en introduisant des bugs volontaires avant la phase de contrôle, en mesurant la proportion de ces bugs qui aura été révélée par le contrôle et en en déduisant le nombre total de bugs qui doit échapper au contrôle.
– Les tests ne permettent pas de prévenir les défauts mais seulement de mesurer la qualité.
– Il est beaucoup plus rentable d’éviter de produire des bugs que de les corriger.
– La revue de code par un oeil extérieur ajoute 10% au coût de développement mais permet d’économiser 50% du coût de débuggage.
– La mise en place de testeurs indépendants des contrôleurs permet de créer un esprit d’émulation si l’organisation est bien faite.
– La présence d’un bug dans un produit est un révélateur d’une limite de la méthodologie utilisée pour produire ce produit.
Beaucoup d’autres choses encore ont été dites dans cette discussion que je vous invite à consulter (inscrivez-vous sur Slashdot pour pouvoir afficher les contributions par ordre décroissant de pertinence).