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Appel à projets informatiques d’intérêt général

Monday, July 14th, 2008

Vous connaissez un projet informatique qui pourrait contribuer à rendre le monde meilleur ? A sauver la planète ? A créer une innovation Internet d’utilité publique ? Ou juste à faciliter la vie de votre association ? A faire avancer une grande cause ou une toute petite ? A faire avancer la science ? Alors répondez à cet appel car je pense pouvoir booster ce projet en recrutant pour lui des mécènes informatiques.

En effet, dans le cadre de ma nouvelle entreprise, je propose mes services professionnels à tout projet informatique d’intérêt général: je fournis (à coût zéro, cf plus bas) mes compétences en tant que directeur de projets informatiques innovants ainsi que l’accès aux compétences de très nombreux autres ingénieurs informaticiens, sur leur temps de travail. Vous voulez des compétences d’ingénieurs informaticiens pour rendre le monde meilleur ? En voila !

Notez que je ne place, a priori, aucune limitation de thème ou de domaine : lutte contre la pauvreté, recherche scientifique, défense de l’environnement, santé, handicap, protection de l’enfance, etc. peu importe du moment que ce projet va vraiment dans le sens de l’intérêt général et de l’utilité publique (cf. ci-dessous).

Les conditions à remplir

Pour que mon entreprise puisse intervenir, votre projet informatique doit absolument :

  • être “d’intérêt général”, c’est-à-dire être porté par un organisme ayant le droit, en France, d’émettre des reçus fiscaux en échange des dons reçus (mécénat)
  • ne pas être un tout petit projet: il doit nécessiter, de la part des mécènes, au moins 1 ingénieur à temps plein
  • être porté par une équipe déjà active : je peux fournir entre 2 fois et 5 fois le temps que vous passez déjà sur le projet, en tant que bénévoles ou salariés ; si vous ne travaillez pas déjà sur le projet, je ne peux rien faire (0 fois 2 égal 0 !)
  • être un projet qui en vaut vraiment la peine: avoir un véritable impact social, direct ou indirect, une utilité clairement mesurable et motivante, répondre à un défi de société à petite ou à grande échelle, être source, levier ou moteur de changement pour la société…
  • ne pas nécessiter de présence physique importante en dehors de la région parisienne (je démarre petit et près de chez moi, même si je suis un adepte du travail à distance et des “conf call”), bref être plutôt localisé près de Paris

Qu’est-ce qu’un projet informatique d’intérêt général ?

Un projet informatique est d’intérêt général si il est porté par un organisme bénéficiant du régime fiscal français du mécénat. Ah, ah… mystère, qu’est-ce que c’est que ce truc ? La loi française d’août 2003 sur le mécénat reste mal connue mais elle représente une source de revenus importante pour les organismes d’intérêt général. Plusieurs types d’organismes répondent à ce critère. Pour faire simple, il peut s’agir d’une association loi 1901 :

  • à but non lucratif : elle ne reverse pas de TVA, ne paye pas d’impôts sur les sociétés, a des administrateurs et un bureau bénévoles et désintéressés, ne vient pas concurrencer des entreprises commerciales ou alors elle le fait à des prix beaucoup plus bas que le marché et principalement pour un public défavorisé et sans “pratiques commerciales” (publicité, …) ; demandez l’avis d’un comptable si besoin
  • et dont l’objet est à caractère philanthropique, éducatif, social, humanitaire, sportif, familial, culturel, artistique, environnemental, culturel, littéraire, scientifique…
  • et dont les activités ne bénéficient pas à un cercle restreint de personnes (contrairement aux syndicats ou aux associations d’anciens élèves d’une école par exemple …)

Au besoin, une association loi 1901 peut être facilement créée pour porter ce projet (statuts et déclaration en préfecture) et réunir les conditions de l’intérêt général. Il n’y a pas de condition d’ancienneté ni de taille de l’association. Il n’y a pas non plus forcément besoin d’obtenir un agrément administratif (comme ce serait le cas pour les associations “reconnues d’utilité publique”, ce qui est une reconnaissance très difficile à obtenir de nos jours).

Pour en savoir plus sur la notion d’intérêt général, je vous invite à consulter le site mécénat du ministère de la culture ainsi que les explications de l’Association pour le Développement du Mécénat Industriel et Commercial (ADMICAL).

Comment je peux aider, en pratique ?

Si vous consacrez déjà du temps à votre projet, je peux donc démultiplier cet effort.

Exemple: avec 4 autres bénévoles, vous consacrez au moins, chacun, une journée par semaine à votre projet (soit un équivalent temps plein, 5 jours de travail par semaine), alors je peux vous fournir, en complément, l’équivalent de 2 ingénieurs à temps plein (10 jours de travail par semaine), voire plus si votre projet est très simple à gérer.

Cette aide prendra la forme de:

  • un accompagnement permanent par mon entreprise : au moins une demi-journée d’assistance et de conseil par semaine, en fonction du volume de votre projet ; plus un service de représentation et de suivi de votre projet auprès des entreprises mécènes,
  • des interventions individuelles d’un grand nombre (50, 100, 200…?) de professionnels de l’informatique, ingénieurs, techniciens ou consultants, pour des durées variables et parfois courtes (par exemple une semaine), sur leur temps de travail,
  • la possibilité de renforcer votre équipe bénévole par les contributions ultérieures de certains de ces intervenants sur leur temps libre (constitution éventuelle d’une communauté à la mode open source si votre projet s’y prête)
  • l’accès à un système d’information sécurisé sur le Web pour gérer votre projet, vos intervenants, vos relations avec les mécènes et automatiser la gestion de toute la paperasse administrative qui va avec (contrats, convention de mécénat, reçus fiscaux, …)

Comment ça marche ?

Je créé actuellement une entreprise à vocation sociale dont l’objectif est de fournir aux innovateurs sociaux les mêmes moyens informatiques que ceux dont disposent les entreprises les plus modernes. Mon activité s’appuie sur le mécénat de sociétés de services en informatique (SSII) qui s’engagent dans des démarches de “développement durable” (ou, plus exactement, de “responsabilité sociale de l’entreprise”). Elles souhaitent faire du mécénat de compétences en informatique par mon intermédiaire : faire don du temps de travail de leurs ingénieurs et consultants sous la forme d’une prestation de service gratuite gérée via le Web. J’appelle ça “faire du wecena” (Wecena, c’est le nom de ma boîte !).

Le financement de cette aide est indirectement assuré à 100% par l’Etat français, grâce à la loi sur le mécénat des entreprises. En effet, l’Etat accorde une réduction d’impôts importante à toute entreprise qui décide d’aider concrètement un organisme d’intérêt général (don d’argent, don en nature, don de compétences et temps de travail…). Les SSII mécènes que je rencontre sont prêtes à se lancer dans l’aventure en proposant à leurs ingénieurs de faire avancer votre projet pendant ces périodes de temps que l’on appelle l’”inter-contrat” (ou intercontrat ou “période de stand-by” ou …) : il s’agit de ces périodes de quelques jours à quelques mois qui commencent lorsque l’ingénieur termine un projet pour un client et n’est pas encore affecté à un autre projet pour un nouveau client.

Cela impose une contrainte importante dans la gestion de votre projet: les ingénieurs réalisant la prestation de service vont se relayer à un rythme très rapide, certains ne seront présents que 48H tandis que d’autres seront disponibles 2 ou 3 mois dans l’année. La durée moyenne d’intervention individuelle se situe quelque part entre une semaine et un mois (selon le métier de l’intervenant et l’état du marché de l’informatique, et aussi selon la politique du mécène). C’est le rôle de mon entreprise que de vous aider à gérer cette contrainte. Notez que cette contrainte a également quelques avantages : si votre projet est suffisament simple et “découpable” en petites tâches (à l’aide de méthodes et d’outils de gestion adaptées, que je vous fournis), vous aurez ainsi l’occasion de proposer votre cause à une multitude d’intervenants que vous pourrez recruter en autant de bénévoles potentiels une fois leur mission de wecena terminée. C’est par exemple le cas de projets portant sur de l’initiation à l’informatique, de l’animation d’atelier informatique auprès de personnes défavorisées, d’interventions multiples d’installation de PC ou de réseau local… Pour des projets plus complexes (développement, conseil, …), votre implication est plus importante et le wecena ne peut pas représenter plus de 2 fois le temps que vous y consacrez déjà.

Quelques exemples de projet

Pour vous aider à vous faire une idée du type de projet qui peuvent bénéficier du wecena, voici quelques exemples de projets que j’ai déjà présenté à des mécènes :

  • conception et réalisation d’un logiciel innovant pour faciliter l’utilisation du clavier et de la souris par des personnes ayant un handicap moteur
  • amélioration de l’infrastructure informatique d’une ONG travaillant dans la lutte contre l’exclusion: remplacement d’un parc de postes de travail, interventions d’administration système sur des serveurs de fichiers et d’application, …
  • déploiement d’un progiciel de reporting financier sur des prestations de services en mode projet pour une association recevant d’importantes subventions publiques
  • refonte d’applicatifs Web pour la gestion documentaire, la gestion des relations et contacts et la gestion des adhésions pour une association Internet dans le domaine de la famille et de la protection de l’enfance
  • création d’un blog par un écrivain public d’une ONG franco-africaine pour sensibiliser des étudiants français au problématiques du développement Nord-Sud
  • assistance à la webisation d’un système de gestion d’établissements de santé pour une association du secteur sanitaire et social
  • initiations informatiques et formation aux logiciels internes pour des bénévoles retraités d’une association humanitaire

Ce ne sont que quelques exemples pour vous donner le ton. Aucun de ces projets n’a encore démarré.

Avertissement

Mon entreprise en est encore à une phase de démarrage et d’expérimentation. Je ne peux actuellement vous garantir ni que votre projet en particulier sera sélectionné par un mécène (les projets les plus solides et les plus ambitieux auront plus de chances bien entendu) ni même de pouvoir démarrer mon accompagnement tout de suite. En effet, l’aide que je peux vous apporter est en soi un projet (créer une entreprise…) : j’y crois énormément puisque j’ai quitté mon employeur précédent pour me lancer dans cette aventure, et j’y consacre tout mon temps et mes compétences. Mais, ceci dit, démarrer ce genre d’entreprise sociale innovante prend du temps et représente aussi une part de risque, d’incertitude, bref d’aventure… Le premier projet que j’accompagnerai pourrait démarrer fin 2008 (si les étoiles s’alignent comme prévu) ou au plus tard début 2009 (si j’ai moins de chance). Les mécènes que je rencontre sont déjà sur le pied de guerre et ont déjà commencé à examiner les projets informatiques que je leur présente. Certains ont déjà exprimé leur préférence et se mettent en ordre de bataille… En croisant les doigts, j’espère qu’un premier projet pourrait démarrer peu après la rentrée scolaire 2008.

Pour participer à l’aventure…

Vous connaissez une équipe qui porte un projet informatique d’intérêt général et a besoin de temps d’informaticiens pour aller plus loin et plus vite ? Faites-lui suivre l’adresse de cet article !

Votre projet répond aux conditions présentées ci-dessus ?  Pour vous en assurer, posez la question via un commentaire ci-dessous ou contactez-moi directement par email à l’adresse suivante: projets (chez) wecena (point) com ou bien encore à mon adresse de blogueur: sig (chez) akasig (point) org. Le site Web de mon entreprise ne devrait pas ouvrir ses portes avant le démarrage du premier projet. En attendant, c’est ici que ça se passe. Vous avez des conseils à me donner, des avis ou des contacts à partager ou des suggestions à faire ? Ils seront bienvenus: je vous invite également à utiliser la fonction commentaires de ce blog.

Missions solidaires pour prestas en intercontrat

Friday, February 23rd, 2007

Christian, Bader, Jef et Jjay m’ont donné quelques pistes pour améliorer mon idée: comment convaincre des sociétés informatiques de s’investir dans des projets technologiques à vocation solidaire? Merci à tous les 4!
Un gros risque, c’est que ce genre de choses “terminent à la comm’” comme l’indique Christian. Les SSII n’ont probablement “aucune velléité de changer le monde”, en tout cas, ce n’est pas leur vocation. Leur préoccupation évidente semble être “le profit court terme”. Mais pourquoi les SSII n’emploient-elles pas leurs prestataires en inter-contrat à des projets profitables pour elles à plus long terme (projets internes, contribution open source, …) plutôt que de les laisser moisir dans un coin le temps qu’un commercial arrive à les recaser chez un client? D’une boîte à l’autre et d’une personne à l’autre, l’inter-contrat est vécu plus ou moins bien, avec des situations parfois cocasses. En tout cas, l’intercontrat est une source de problèmes pour les SSII et pour leurs employés.

D’un autre côté, il y a peut-être des leviers accessibles pour faire changer cette situation et, du même coup, répondre aux besoins technologiques des innovateurs sociaux.

La notion d’entrepreuriat social, ou d’ethique est très à la mode chez toutes les entreprises qui ont une médiocre image de ce côté là (ça inclue banques et SSII amha).

Que faire? Voici vos suggestions:

faire que les CLIENTS des SSII soient attentifs à ces démarches (dans leur processus de décision ), et comme par hasard tout se débloque

[Peut-être créer des] jeux-projets-concours [:] sélection des meilleurs projets et financement + aide logistique, ça peut marcher.

[De toute façon,] les idées ne peuvent pas venir de l’intérieur [et il faut que la solution permette d'] identifier une retombée financière à quelques mois

Ce n’est pas les SSII qu’il faut convaincre mais d’abord ceux qui travaille dans ces entreprises (de préférence d’une taille respectable à mon avis). S’ils sont motivés ils peuvent faire bouger leur management et toi tu peux les aider à trouver les arguments pour cela.

J’ai envie d’extraire de ces suggestions quelques éléments pour un cahier des charges : la solution doit…

  • apporter une carotte économique pour la SSII, du profit à court terme, peut-être en impliquant certains clients
  • s’appuyer à fond sur la motivation des employés, exploiter celle-ci par des formes d’animation adéquates
  • être économique viable (entreprise sociale, donc entreprise également)

Et si on achetait les prestataires en inter-contrats à leur SSII à un pourcentage symbolique de leur tarif journalier habituel? Cela fournirait l’incitation économique à leur SSII: “Du moment que je sais que je peux disposer de cet intercontrat dès que je le veux pour le mettre chez en client, pourquoi ne pas le vendre à 1% de son prix habituel à un client ‘entreprise sociale’. Si, en plus, ça redore un peu l’image de marque de la boîte et que ça motive certains employés, c’est ça de gagné en plus!”?

Et si ce montant symbolique était réuni par les employés motivés pour participer à l’opération et changer le monde à leur échelle? Pour 10 à 20 employés en mission (selon les périodes et les sociétés), il y en a, disons, 1 en intercontrat. Avec un abonnement/cotisation de quelques dizaines ou centaines d’euros par an et par personne, on réunit le montant nécessaire pour financer une mission solidaire. “Aujourd’hui, je suis chez un client. Mais demain, ça pourrait être moi en intercontrat. Alors, comme j’aimerais bien que certains de mes collègues et moi puissions avoir un véritable impact sur l’environnement/les plus pauvres/la démocratie/le développement des pays du Sud/la priorité de mon choix grâce à ce que l’on sait faire le mieux (la techno), j’achète avec eux le droit de participer à une telle mission lors de mon prochain intercontrat”.

Cette solution consisterait donc à créer un fournisseur de missions solidaires pour prestataires en intercontrat. Les clients sont des prestas qui veulent profiter d’un futur intercontrat pour essayer de changer le monde à leur échelle (plutôt que de se faire chier à éviter les patates et à traîner dans l’agence ou au siège). Les produits sont des missions à forte qualité sociale/environnementale pilotées par des pros du secteur, des gens de terrain qui peuvent vite faire sentir au presta les problèmes sociaux/environnementaux ou autres à traiter. Les autres fournisseurs, ce sont des SSII qui voient d’un bon oeil l’idée d’arrondir leurs fins de mois en vendant certains intercontrats sur un second marché, ultra-discount.

Comment répondre aux questions que ce genre de proposition pourrait soulever? Qu’est-ce qui donnerait suffisamment envie et confiance à un presta pour qu’il achète à l’avance, avec des collègues, son droit de participer à une mission technologique solidaire sur le terrain de son choix? Cette idée a sans doute un côté complètement délirant, mais qu’est-ce qu’on pourrait en faire de bien et d’un peu plus près de la réalité? Qu’est-ce que cela vous inspire? A votre tour!

Comparator

Sunday, July 24th, 2005

Comparator is a small Plone product I recently hacked for my pleasure. It’s called comparator until it gets a nicer name, if ever. I distribute it here under the GNU General Public License. It allows users to select any existing content type (object class) and to calculate a personnalized comparison of the instances of this class. For example, if you choose to compare “News Items”, then you select the news items properties you want to base your comparison upon (title, creation date, description, …). You give marks to any value of these properties (somewhat a tedious process at the moment but much room for improvement in the future, there). Comparator then let’s you give relative weights to these properties so that the given marks are processed and the compared instances are ranked globally.

It’s a kind of basic block for building a comparison framework, for building Plone applications that compare stuff (any kind of stuff that exists within your portal, including semantically agregated stuff). Let’s say that your Plone portal is full of descriptions of beers (with many details about all kinds of beers). Then adding a comparator to your portal will let your users give weights to every beer property and rank all the beers according to their personal tastes.

Comparator is based on Archetypes and was built from an UML diagram with ArchgenXML. Comparator fits well in my vision of semantic agregation. I hope you can see how. Comments welcome !

From OWL to Plone

Thursday, April 28th, 2005

I found a working path to transform an OWL ontology into a working Plone content-type. Here is my recipe :

  1. Choose any existing OWL ontology
  2. With Protege equipped with its OWL plugin, create a new project from your OWL file.
  3. Still within Protege, with the help of its UML plugin, convert your OWL-Protege project into a UML classes project. You get an XMI file.
  4. Load this XMI file into an UML project with Poseidon. Save this project under the .zuml Poseidon format.
  5. From poseidon, export your classes a new xmi file. It will be Plone-friendly.
  6. With a text editor, delete some accentuated characters that Poseidon might have added to your file (for example, the Frenchy Poseidon adds a badly accentuated “Modele sans titre” attribute into your XMI) because the next step won’t appreciate them
  7. python Archgenxml.py -o YourProduct yourprojectfile.xmi turns your XMI file into a valid Plone product. Requires Plone and Archetypes (see doc) latest stable version plus ArchgenXML head from the subversion repository.
  8. Launch your Plone instance and install YourProduct as a new product from your Plone control panel. Enjoy YourProduct !
  9. eventually populate it with an appropriate marshaller.

Now you are not far from using Plone as a semantic aggregator.

“Open sourcer” des développements spécifiques

Monday, December 29th, 2003

Redistribuer des développements spécifiques sous licence “open source” (“open sourcer” des développements spécifiques) peut constituer une brique importante d’une stratégie informatique visant à se doter d’une architecture durable. Un témoignage sur Slashdot présente les arguments utiles pour convaincre une direction informatique du bien-fondé d’une telle démarche :

L’argument le plus simple pour la plupart des managers est du type : “vous bénéficiez du travail de N programmeurs mais vous ne payez le salaire que de M d’entre eux.” Et vous obtenez du test gratuit de certaines parties de votre produit. Vous pouvez également renforcer le soutien de la direction en mentionnant occasiollement : “Eh, je viens de resynchroniser nos modifications du package TRUCMUCHE, and j’ai vu que quelqu’un vient d’y ajouter le module TRUCBIDULE que nous justement l’intention de développer.” Cela donne à votre direction la douce et agréable sensation d’obtenir quelque chose à partir de rien.

Plus loin, il est ajouté, sur le même ton quelque peu cynique :

Dans de nombreux cas, bien sûr, contribuer au code open source ne faisait pas partie des intentions premières. L’idée d’origine était seulement d’utiliser un module pioché dans une archive quelconque. Mais parfois on découvre que le module ne fait pas exactement ce que l’on attendait de lui. Avec les logiciels libres, on peut résoudre ce problème. Et on donne ses modifications en retour, bien sûr. Ensuite, on en parle à la direction, qui hausse systématiquement les épaules et va s’occuper de quelque chose de plus intéressant. Si il y a débat, celui-ci peut être abrégé en rappelant quelque chose du genre : “Ce module nous a permis d’économiser plusieurs mois de développement ; passer un jour à résoudre un problème et à publier nos modifications est un petit prix à payer pour un tel bénéfice.”

Jon Udell complète ce témoignage par une analyse plus circonspecte de la situation :

Même lorsque les développeurs maison sont prêts à contribuer en retour, leur code (à juste titre) n’est pas toujours le bienvenu. ‘Le propriétaire d’un projet open-source froncerait les sourcils devant des modifications proposées par des personnes qui n’ont pas encore montré patte blanche [...] Mais le développeur maison n’a ni le temps ni la disponibilité suffisante pour montrer patte blanche. Résultats : de multiples duplications maison (des “forks”) et la perte de ressources qui en résulte.”

Jon Udell rapporte également le terme de “releasability remediation” qui semble désigner l’activité consistant à rendre un code redistribuable au regard de la bureaucratie ambiante (restriction aux exportations, mesures de sécurité de l’entreprise, etc.).
Son article évoque ensuite diverses formes de contribution des entreprises aux projets open source dont elles bénéficient : publicité (via un bel enrobage dans des carnets Web, des discussions et des messages dans Usenet) et subventionnement de recherches académiques. La question qui reste ouverte est celle de la meilleure forme de contribution par l’entreprise à ces projets. Dans leurs commandes à leurs prestataires informatiques, les entreprises devraient-elles faire l’effort financier nécessaire à la redistribution de leurs développements spécifiques à base de logiciels open source ? Comment valoriser cet effort auprès de l’actionnaire et donc de la direction générale ?

Développement d’une architecture informatique durable

Tuesday, December 23rd, 2003

Les grandes entreprises ont besoin de stratégies informatiques, en particulier en matière d’architecture applicative. Voici donc une esquisse de stratégie architecturale.

  1. Objectifs stratégiques
    • sécuriser l’environnement informatique : maintenir la sécurité de fonctionnement du système d’information, faire cesser la prolifération désordonnée des technologie, maîtriser l’incendie du e-business
    • optimiser les économies : réduire les coûts sur le long terme, gagner en productivité
    • bâtir un ordre social pour la communauté informatique : ordonner les investissements informatiques, se doter d’une politique, de règles d’architecture, de processus de contrôle, construire une communauté interne pour soutenir et faire appliquer cette politique
    • => “triple bottom line” => comment assurer développement durable d’une architecture informatique ? une architecture “future-proof” ?
  2. Objectifs tactiques : construire une architecture applicative durable …
    • … du point de vue économique : à moindre TCO = “scalable” (évolutivité, capacité à supporter des développements futurs à moindre coût), exploitable et maintenable (minimiser les coûts récurrents), à moindre investissement (licences logiciells, …)
    • … du point de vue écologique : sûre et robuste quelles que soient les évolutions du reste de l’environnement informatique (sécurité, interopérabilité, portabilité, évolutivité), sobre en ressources (en ressources réseaux, en infrastructure), assurant une autonomie vis-à-vis de son environnement (indépendance vis-à-vis des politiques commerciales des fournisseurs, indépendante de l’évolution des métiers de l’entreprise, indépendante des évolutions de l’organisation de l’entreprise à moyen terme y compris acquisitions et cessions),
    • … du point de vue social : appuyée sur un modèle de gouvernance durable, qui implique toutes les parties prenantes de la gestion des systèmes d’information (y compris les fournisseurs et éditeurs, les services utilisateurs, les équipes informatiques, la direction générale), offrant des ancrages de l’organisation dans des communautés locales et des réseaux de partenariat étendus (avec d’autres entreprises partenaires, avec les futurs gestionnaires de cette architecture, …)
    • donc appuyée sur les principes architecturaux suivants :
      • couplage faible et couplage tardif : les composants mis en oeuvre doivent offrir une modularité extrême, pouvoir évoluer indépendamment les uns des autres, être “agnostiques” sur l’usage qui sera fait des données qu’ils traitent ou produisent (de manière à en maximiser les opportunités de réutilisation), faire les hypothèses les plus réduites possibles sur les évolutions à venir du S.I., ne pas requérir de vision globale (ni d’étude globale) préalable à leur mise en oeuvre, supporter une dynamique d’évolution “en bazar” plutôt qu’ “en cathédrale”, s’assembler selon le modèle REST (REpresentational State Transfer) plutôt que selon le modèle RPC (Remote Procedure Call)
      • l’architecture applicative est isolée des métiers : de même que la fonction financière de l’entreprise peut être rendue indépendante des spécificités de ses métiers, l’architecture applicative, pour être durable, doit être considérée comme indépendante des métiers d’entreprise ; sa portée est universelle dans l’entreprise ; son universalité offre des opportunités de benchmarking et de partenariat étendues avec les acteurs externes
      • respect absolu des standards les plus ouverts possibles : qu’il s’agisse d’un standard de facto (informatique “legacy”, monopole commercial, …) ou de jure (spécifié par un organisme de normalisation), un standard est ouvert si :
        • il “vient de l’Internet”, i.e. on peut observer un grand nombres de ses implémentations sur l’Internet, ses spécifications détaillées sont publiées sur l’Internet, la communauté qui l’a élaborée privilégie l’Internet comme mode de collaboration,
        • il dispose d’implémentations nombreuses et diverses et l’une de ses implémentations est distribuée sous une licence de type “open source”,
        • ses spécifications sont élaborées par une communauté ouverte : regroupant des acteurs d’origine et de taille diverses, avec une barrière à l’entrée très basse, et sachant tirer partie des contributions qui lui sont adressées sur la base de l’intérêt objectif de celles-ci et non de l’identité du contributeur
  3. Objectifs opérationnels
    • contrôler l’architecture par le biais des relations fournisseurs : favoriser systématiquement la mise en concurrence des fournisseurs informatiques, n’acquérir une technologie que lorsqu’elle s’accompagne d’une offre de services supportée par une communauté de prestataires à la fois diversifiée (plusieurs sociétés de services) et dynamique (nombreuses références, nombreuses contributions), ne placer des fournisseurs en situation de monopole (contrats cadres) qu’à condition de préparer le changement futur de fournisseur (si les conditions contractuelles ne sont pas respectées ou bien, tout simplement, à l’issue du contrat), rester systématiquement dans une position de fermier (”je cultive ma terre”) plutôt que de métayer (”je cultive la terre du propriétaire”, en l’occurence celle de mon fournisseur), piloter les choix logiciels par les principes architecturaux (couplage faible et tardif, respect des standards)
    • open sourcer l’architecture : c’est-à-dire externaliser les coûts de développement auprès de tiers par le biais d’une redistribution sous lience “open source” des adaptations spécifiques et développements maison, de manière à annuler les coûts d’investissements (pas de coûts de licences à l’achat) et de manière à mutualiser les coûts de développement et de maintenance avec des tiers (autres entreprises utilisatrices, sociétés de services informatiques, informaticiens indépendants) ; pour cela, redistribuer systématiquement les développements maison non stratégiques (non liés à un avantage concurrentiel certain) sous licence “open source”
    • préférer les choix “juste-assez” aux choix “idéaux” (”le mieux est l’ennemi du bien”) : pour évaluer la disponibilité en compétences informatiques nécessaires à l’exploitation et la maintenance de la technologie nouvellement acquise, ne pas confondre la disponibilité suffisante de compétences et la disponibilité maximale de compétences ; appuyer le choix de nouvelles technologies à acquérir non pas sur leur degré absolu de sophistication (ce qui se paie en compétences d’exploitation) et de popularité médiatique (ce qui se paie en coût de licences et de support) mais sur l’adéquation entre celle-ci et le besoin qu’on en a ; si votre système d’information est urbanisé, préférer l’approche “citadine” à l’approche “4×4″

Le secteur sans but lucratif

Friday, December 19th, 2003

Edith Archambault a effectué un travail d’étude qui est devenu une référence pour décrire l’organisation du “secteur sans but lucratif en France et dans le monde”. Voici, ci-après, quelques informations de synthèse glanées dans cette étude.
De plus en plus d’associations loi 1901 se créent en France, notamment pour incarner des solidarités spécialisées (soutien aux victimes d’une même maladie rare, d’un attentat, etc.). Le “tiers secteur” représente 5% des emplois salariés en France (soit environ 1 million de salariés), ce qui est équivalent au volume de l’emploi dans l’agriculture, par exemple. L’emploi salarié dans les associations croît en moyenne de 3,4% chaque année. Toutefois, il inclut un grand nombre d’emplois temporaires ou atypiques (emplois jeunes…). Le budget du tiers secteur est d’environ 45 milliards d’euros, soit l’équivalent du chiffre d’affaire de l’ensemble des services d’eau, gaz et électricité ou encore l’équivalent de la construction mécanique. Il faudrait ajouter à cela l’estimation monétaire du travail bénévole. Le poids du secteur associatif attendrait alors 75 milliards d’euros. Les principaux secteurs d’activité des associations sont les suivants :

  • la culture et les loisirs : 42% du nombre d’associations, 47% du bénévolat, dédiés à l’entraînement sportif, aux mouvements de jeunesse et aux clubs du troisième âge ainsi qu’aux associations culturelles
  • les services sociaux : 33% des dépenses courantes du secteur, 40% de l’emploi du secteur associatif, 21% du nombre d’associations, 16% du bénévolat avec les hôpitaux privés non lucratifs (qui assurent 16% des activités sanitaires en France, loin derrière le secteur public, mais avec une plus grande spécialisation sur le traitement du cancer, de la toxicomanie et la rééducation), les maisons de retraite, et les services sociaux vers les pauvres et les populations en difficulté (handicapés), ainsi qu’avec les services de procimité et de maintien à domicile ; les associations emploient environ 60% des travailleurs sociaux
  • l’éducation et la recherche : 25% des dépenses courants, 21% de l’emploi, avec notamment l’enseignement privé dont 95% d’écoles privées catholiques ainsi que la plupart des écoles de commerce et les associations de parents d’élèves
  • Il est intéressant de noter que les activités d’aide internationale (humanitaire), les fondations et la défense de l’environnement ont un poids économique extrêmement faible malgré une visibilité médiatique et politique élevée.

60% des ressources du secteur associatif proviennent de financements publics dont le premier pourvoyeur est la sécurité sociale, devant les caisses de l’Etat (surtout pour l’enseignement privé) et les communes (pour l’entraînement sportif et les activités culturelles). L’idée que l’Etat délègue aux associations certains services publics est courante. Les dons individuels aux associations sont peu répandus en France (par rapport aux pratiques des autres pays européens par exemple) car la majorité des français a tendance à considérer que ce mode de financement fait double emploi avec l’impôt. Les recettes privées des associations assurent cependant un tiers de leurs revenus, principalement sous la forme des cotisations de leurs membres. Actuellement, ces financements évoluent vers une privatisations des ressources : moins de soutien public, plus de ressources propres. Le bénévolat progresse également de manière considérable.

L’avenir de l’énergie

Wednesday, December 3rd, 2003

Dans la sérieuse revue Scientific American a été présenté un ouvrage faisant le point sur l’avenir énergétique de la planète. Selon l’auteur de ce livre, la question essentielle est de savoir comment mettre l’énergie à la portée des bourses des milliards de personnes pauvres sur la planète sans pour autant endommager de manière irrémédiable l’environnement mondial (et donc celui des pays riches notamment). L’ouvrage défend les thèses suivantes :

  • Nos civilisations ne seront pas de sitôt à cours d’énergie ; par contre elles sont presque déjà “à cours d’environnement”.
  • Il n’est pas prudent d’attendre des preuves supplémentaires de l’impact climatique des activités humaines ; cet impact est suffisamment probable pour devoir influencer nos politiques énergétiques dès à présent.
  • Il faut interrompre le subventionnement du marché de l’énergie, “internaliser” dans ce marché le coût induit par les changements climatiques liés à la production de gaz à effets de serre (”polleur payeur”), et fournir aux pays pauvres les technologies environnementales modernes qui leur éviteront de passer par les étapes les plus polluantes du développement industriel.

Economie sociale et ISR

Tuesday, December 2nd, 2003

Les acteurs de l’ économie sociale (coopératives, mutuelles et associations) seraient des champions de l’Investissement Socialement Responsable. Autre idée : la principale faiblesse de l’économie sociale est la difficulté à prendre des risques car les investisseurs ne sont pas rémunérés pour leur prise de risque ; d’où le besoin de sociétés de capital risque spécialisées dans les entreprises de l’économie sociale.

Innovation technologique au service du développement durable

Thursday, November 27th, 2003

Une technologie innovante n’est pas en soi favorable ou défavorable au développement durable. Par contre, le processus d’innovation peut l’être davantage. La plupart des technologies qui sont adoptées pour renforcer une démarche de développement durable dans l’entreprise sont des technologies dites “additives” : elles s’ajoutent à un procédé existant pour en limiter les effets néfastes sur l’environnement ou d’économiser la consommation de ressources (eau, énergie, …) par exemple. Cependant, les entreprises communiquant le plus sur le développement durable privilégient la promotion des technologies intégrées au cycle de vie de leurs procédés, i.e. intervenant dès l’amont, lors de la conception d’un produit.

Perspectives de carrière dans l’industrie

Sunday, November 23rd, 2003

Comment devenir PDG dans un groupe industriel multinational : un exemple de parcours potentiel chez Saint-Gobain.

Prestations de services pour les associations

Wednesday, November 19th, 2003

Une petite exploration des prestataires de services ayant une offre spécifiquement dédiée au marché associatif :

Structuration du secteur associatif

Wednesday, November 19th, 2003

Le Crédit Coopératif présente sa segmentation du marché associatif. Tout d’abord, figure le secteur sanitaire et social, organisé en unions ou fédérations (UNIOPSS, FEHAP, UNAPEI, APAJH, FNARS, CCOMCEN, UNASSAD, …) pour lesquelles le Crédit Coopératif offre un fonds de garantie mutuelle, des services télématiques et de télétransmission pour gérants de tutelle professionnels. Ensuite vient le secteur de l’enseignement privé (90% d’établissements catholiques) et de la formation (OPCA), pour lequel le Crédit Coopératif propose des services de facilitation du cycle de gestion et des financements d’investissements avec garanties, ainsi que des services de gestion de fonds et de trésorerie. Puis on trouve les organisme confessionnels (congrégations et leurs oeuvres par exemple) auxquels le Crédit Coopératif propose des placements solidaires ou éthiques. Viennent ensuite les clubs, ligues, comités et fédérations du sport pour lesquels il est nécessaire de financer certains équipements spécifiques. Les associations de solidarité internationale ont, quant à elles, des besoins de transferts de fonds internationaux. Les organismes de défense de l’environnement peuvent trouver un complément de financement par le biais de placements solidaires gérés par le Crédit Coopératif. Enfin, le secteur des loisirs et du tourisme associatif fait l’objet de prestations de financement de travaux (création d’établissements hôteliers).

Logiciel pour le financement associatif

Tuesday, November 18th, 2003

Le financement des organismes sans buts lucratif a ses spécificités et constitue un segment particulier pour les offres logicielles, au moins en Grande-Bretagne. Là-bas, le produit largement leader sur le marché s’appelle “Raiser’s Edge” de la société Blackbaud, avec une base installée de plus de 1000 clients. Ce type de logiciels permet d’accepter les dons en ligne avec une intégration complète dans le système de comptabilité de l’association. Un challenger est Visual Alms de Westwood Forster. Les autres grandes fonctionnalités des logiciels de ce type concernent la gestion des membres et des cotisations ainsi que des fonctionnalités plus “classiques” telles que la gestion de la paye, la gestion financière, budgétaire, etc.
D’après la base de connaissances de lasa.org.uk, une association qui a des besoins simples et cherche un système mono-utilisateur pourrait trouver son bonheur pour environ 500 euros ; pour 2 à 5 utilisateurs, les logiciels un peu plus pointus et basés sur un outil bureautique tel que Microsoft Access coûteraient de l’ordre de 10 000 euros et autant en coût d’implémentation et de formation ; pour des systèmes conçus pour 5 à 25 utilisateurs et s’appuyant sur un serveur de base de données, forcément, ça coûte plus cher…

EJB : ce qu’il ne faut pas faire avec

Monday, November 17th, 2003

A l’occasion de la sortie du livre “Bitter EJB”, Slashdot fait le point sur ce qu’il ne faut pas faire avec les EJB. Il est rappelé que “bien qu’outils incroyablement puissants entre les mains d’architectes expérimentés, les EJBs sont le sujet d’un grand nombre de mauvais emploi par les développeurs novices qui en font un usage inapproprié”. C’est souvent la complexité des EJB qui tourne les entreprises vers d’autres plate-formes applicatives. Encore une fois, il est rappelé qu’un fusil à éléphant n’est pas forcément l’armement adéquat pour se débarrasser d’une souris domestique.
Mais les remarques les plus intéressantes viennent, comme souvent, des lecteurs/commentateurs de Slashdot. Ceux-ci, dans leur majorité, sont perplexes devant les EJBs. Ainsi, l’un d’entre eux affirme : “La grande majorité des gens avec qui j’ai parlé semble montrer qu’ils n’ont jamais rencontré de projet de développement pour lesquels l’utilisation d’EJB n’aurait pas été totalement superflue et pour lesquels des solutions plus simples, plus faciles à maintenir et moins coûteuses n’a pas été finalement retenue.” Encore un développeur amer au sujet des EJB : “[Avec les EJBs,] il vous faut construire 10 systèmes qui ne marchent pas avant de pouvoir deviner comment en faire un qui fonctionne. Franchement, les EJBs ne m’ont pas l’air de valoir la peine qu’il faut pour les apprendre.” Un peu plus loin : “Si il y a bien une technologie qui est en risque d’extinction dans le monde Java, c’est bien les EJBs. Pratiquement tous les nouveaux projets J2EE dont j’entend parler se tiennent bien à l’écart des EJBs et adoptent des solutions plus simples du type servlet/JSP avec JDO pour la persistence. Ensuite vous distribuez le système horizontalement avec mod_jk ou un équilibreur de charge matériel… Vue leur complexité et la nature restrictive de leur API, je n’ai vraiment pas besoin de cette technologie.” Un autre s’interroge : “Les EJBs… semblent causer plus de problèmes qu’elles n’en résolvent… Pour quel type d’usage sont-elles réellement appropriées ? Je n’ai pas été capable de le deviner la dernière fois que j’ai travaillé en environnement J2EE.”.
Heureusement, au moins un développeur Java cite un cas d’utilisation appropriée pour cette technologie : “Je suis un architecte qui travaille sur une application d’entreprise de plusieurs millions de dollars et notre expérience avec les EJB a été jusqu’ici extrêmement positive. Nous nous sommes bien gardés d’adopter les ‘entity beans’ en nous contentant d’une couche JDO… Avec du matériel modeste, nous remplaçons de manière assez rentable l’application mainframe que nous réécrivons ainsi.” Et un autre de conclure : “Si vous n’avez pas besoin d’une isolation transactionnelle dans le cadre d’un système distribué, les EJBs sont superflues.”

VECAM ? Mouais.

Saturday, November 15th, 2003

Gilles découvre VECAM et trouve ça intéressant. Personnellement, je trouve que le discours de VECAM est intéressant. Le discours, c’est leur spécialité ; avec, il faut le noter, les compétences en lobbying et en recherche de subventions. Par contre, pour l’action, il me semble qu’il vaut mieux aller voir ailleurs.

Villages d’enfants

Thursday, November 13th, 2003

A l’heure où les ONGs font la quête sous forme de cartes de voeux, une difficile question se pose : Quelle est la différence entre le Mouvement pour les Villages d’Enfants, les Villages du Monde pour Enfants de S½ur Michaëla et SOS Villages d’Enfants ?

Caractéristiques du modèle open source

Thursday, November 13th, 2003

Cet article expose quelques caractéristiques du modèle open source : pas de coût de licence logicielle bien sûr, pas de dépendance à un fournisseur, choix élargi de fournisseurs de services, haute flexibilité/possibilité de personnalisation, stabilité accrue, moindre coût matériel (ne nécessite qu’un serveur intel pour linux et non des serveurs haut de gamme), cycles de développement plus rapides.
L’article cite également quelques autres caractéristiques mais qui sont à mon sens plus discutables : meilleure évolutivité, liberté de choix du rythme de déploiement des nouvelles versions, meilleure prise en compte de l’utilisateur final pour le développement de nouvelles fonctionnalités.

Modèle économique de la GPL

Sunday, November 9th, 2003

Ce mémoire présente la dynamique de coopération qui a fait le succès du modèle open source incarné par la licence de distribution logicielle GPL. Comme l’indique ce mémoire, l’auteur d’un ouvrage distribué sous licence GPL s’interdit par le biais de cette licence de disposer d’une rente (retour sur investissement) lié au capital que représente l’ouvrage qu’il a créé. Le droit de la propriété intellectuelle, dont la finalité est l’accroissement de l’innovation intellectuelle, serait sensé établir un équilibre entre la motivation économique des auteurs et celle des consommateurs. Trop de protection des auteurs et ceux-ci disposeront de rentes élevées mais qui, par effet pervers, rendront l’innovation suivante plus difficile ou moins motivante économiquement. Trop peu de protection et les auteurs perdront leur motivation économique à innover. La licence GPL, s’inscrivant dans le cadre du droit de la propriété intellectuelle, implémente des règles de coopération qui pourraient permettre de retrouver l’équilibre nécessaire au développement de l’innovation.

La coopération, nouvelles approches.

Sunday, November 9th, 2003

Michel Cornu a publié un document sur les dynamiques relatives au travail collaboratif. Il y introduit des “lois de la coopération” :

Nous cherchons à favoriser l’émergence de comportements de coopération et le développement de résultats collectifs. Nous avons cherché pour cela à identifier plusieurs lois qui permettent d’agir sur l’environnement pour le rendre plus favorable à la réussite du projet.
Pour réaliser ces 3 actions sur l’environnement, le porteur peut s’appuyer sur des lois qui lui facilitent son travail. Ces quelques lois simples mais fondamentales sont décrites en détail dans les chapitres suivants.
La réconciliation de l’intérêt individuel et collectif est favorisée par :
* Un environnement d’abondance qui provoque des mécanismes de contrepartie collectifs (nous verrons que l’abondance est plus fréquente qu’on ne le croit généralement dans certains domaines).
* La mise en place d’une communauté qui multiplie les interactions multiples entre les membres.
* Une nouvelle façon d’évaluer les résultats a posteriori qui implique l’ensemble de la communauté.
Pour multiplier les possibilités sans qu’aucune ne soit critique il faut :
* Réduire les besoins de départ.
* Minimiser au maximum les tâches critiques pour pouvoir en garder la maîtrise.
* Avoir du temps devant soit pour maximiser les opportunités.
Les personnes passent à l’acte grâce à :
* La motivation par la reconnaissance, le plaisir et l’apprentissage.
* La minimisation des risques perçus.
* L’abaissement du seuil du passage à l’acte par la simplicité et la réactivité.
La coopération est obtenue en agissant sur l’environnement plutôt que par la contrainte des personnes.
Le monde actuel en perpétuel mouvement aide à façonner l’environnement pour arriver aux trois conditions qui facilitent la coopération :
* Réconcilier l’intérêt individuel et collectif
* Multiplier les possibilités sans qu’aucune ne soit critique
* Faciliter le passage à l’acte

Il introduit une nouvelle notion de la propriété :

La notion de propriété ne disparaît pas pour autant. Par exemple dans le développement de logiciels libres, assez souvent, une personne détient le droit d’intégrer les modifications proposées par tous. Raymond l’appelle le ” dictateur bienveillant. ” Mais tout le monde peut venir utiliser, copier ou redistribuer librement le logiciel produit collectivement. Tout le monde peut circuler librement sur le territoire du propriétaire et c’est justement cela qui lui donne de la valeur.

Et énonce les règles nécessaires au bon fonctionnement d’une économie du don :

Une économie du don émerge lorsque les biens communs sont abondants.
Celle-ci implique de nouvelles notions de propriété et d’économie.
Les échanges de bien immatériels conduisent normalement à une multiplication de la valeur et à leur abondance. Il est souvent possible de faire des choix qui poussent vers la pénurie ou vers l’abondance.
Il existe des règles du don qui si elles ne sont pas respectées conduisent à des déviations :
1. L’abondance doit être préservée et bien répartie
pour éviter le retour à une économie de la consommation
2. L’évaluation doit être globale et décentralisée
pour ne pas qu’un don particulier serve à écraser l’autre
3. La contrepartie ne doit pas être demandée à celui qui reçoit
pour éviter les dettes…

N’hésitez pas à lire et relire son document pour en savoir plus.

Ceci m’inspire quelques motivations qui pourraient amener des grands groupes privés à open sourcer (adopter une stratégie s’appuyant sur la redistribution en opensource) leurs développements informatiques internes lorsque ceux-ci ne sont pas stratégiques (hors du coeur de métier) :

  • sauvegarder la connaissance de l’application : distribuer la connaissance pour pouvoir en bénéficier ultérieurement sous la forme de services de maintenance
  • disposer d’une maintenance corrective à faible coût : si d’autres acteurs adoptent le code distribué ET si ils redistribuent leurs modifications (y compris leurs corrections), cela offre un retour sur investissement au distributeur initial
  • disposer d’une maintenance évolutive à faible coût : pour les mêmes raisons que ci-dessus
  • améliorer son image auprès d’une communauté d’informaticiens et, indirectement, auprès de la presse informatique
  • renforcer des relations de collaboration gagnant-gagnant avec d’autres groupes similaires
  • influencer l’organisation d’un marché de fournisseurs : en orientant les distributions de code, le Groupe informe les fournisseurs des attentes réelles des utilisateurs
  • minimiser les risques des projets informatiques internes en soumettant certains de leurs aspects au regard critique de la communauté d’utilisateurs/développeurs du code distribué