Présentation du Web Sémantique
Voici une esquisse de plan de présentation des technologies du Web Sémantique pour un public (francophone) d’informaticiens de grandes entreprises :
- Théorie et spécifications
- RDF, le modèle : sujet-prédicat-objet, importance des URIs
- RDF, les syntaxes : XML Schema, ne pas s’attacher à la syntaxe mais davantage au modèle
- RDFS, le schéma
- OWL (voir aussi ici): ses trois niveaux
- Parallèle entre RDF/RDFS/OWL et UML : modélisation d’ontologies vs. diagramme de classes
- Le Web Sémantique (grand W, grand S) :
- La pile de technos du Web Sémantique
- La vision de Tim Berners-Lee
- Parallèle entre le Web et le Web Sémantique : humains vs. machines, liens hypertextes vs. relations sémantiques
- Le web sémantique (petit w, petit s) : applications concrètes
- l’Open Directory : un précurseur dans l’écosystème des annuaires de contenu
- Dublin Core : l’intégration de méta-données documentaires
- RSS : la boucle weblogs + syndication + aggrégation, l’écosystème RSS
- Calendriers : iCal d’Apple, précurseur suivi par eventSherpa
- FOAF : la boucle site perso + syndication FOAF + analyse de réseaux sociaux, l’écosystème FOAF
- Les prochaines étapes de déploiement du web sémantique
- 3 sources de valeur pour le web sémantique, notamment grâce à l’ouverture de ses standards
- créer un écosystème de méta-données par schéma = par niche (RSS, FOAF, …)
- pérenniser les connaissances/faciliter la reprise de données
- créer des applications agnostiques en matière de données ! pour unifier les écosystèmes sémantiques de niche
- Débouchés fonctionnels des frameworks du web sémantique
- Créer des composants d’interface faisant abstraction des données traitées : l’exemple du support de RDF par le framework Mozilla ; le Personal Information Management façon Chandler ; les Wiki Sémantiques
- Etendre au runtime le schéma d’une base de données relationnelle d’une application
- Etendre au runtime le schéma d’une application de gestion de contenus/gestion de connaissance : le schéma devient une donnée comme les autres ; pour faire un annuaire de connaissances extensible /un livre de connaissances extensible / une application de gestion de contenu avancée ; exemples du moteur Archetypes du framework CMF pour Plone, du composant CPSSchemas de CPS, du moteur de gestion de fiches de Sharing Knowledge, du moteur de gestion de topic maps de Mondeca, du moteur de gestion d’ontologies d’AM2 Systems ; possibilité d’intégration de schémas et de contenu provenant de sources tierces
- Intégrer des taxonomies pour produire des reporting consolidés à partir de sources hétérogènes (”business intelligence”) et fluidifier la gestion de contenus (intégration d’informations sémantiques, plus généralement)
- Intégrer les référentiels d’entreprise (E.I.I.) grâce à un moteur à base de règles ; utilisation en B2B ; parallèle avec l’approche “méta-annuaires” (moteurs de jointure)
- Aider à la décision grâce à un moteur d’inférence (systèmes experts appliqués à l’informatique décisionnelle)
- “Orchestrer” les processus métiers et les services Web (Business Process Management et workflows) grâce à un moteur à bases de règles ; exemple d’AM2 Systems
- le “Google du futur” : moteurs de recherche à base d’ontologies ; filtrage collaboratif ; parallèle avec les moteurs à base de thésaurus (cf. la problématique de la modélisation)
- Assistants intelligents : exemple de l’agent organisateur de rendez-vous
- Rêves d’Intelligence Artificielle…
- … et d’intelligence collective !
- 3 sources de valeur pour le web sémantique, notamment grâce à l’ouverture de ses standards
- Les problématiques du web sémantique
- Faire le partage entre ce qui est fantasme visionnaire (W.S.) et ce qui est technologie productive (w.s.)
- Expliquer la différence entre XML et RDF
- Préparer les entreprises à traiter une problématique peu abordée par les éditeurs logiciels et donc peu promue (car peu vendeuse de licences logicielles ?)
- Quels outils pour le développeur ? (exemple)
- Des métadonnées : “Mais qui va faire l’annotation ?!”, l’écosystème n’est viable que si la méta-donnée est un sous-produit de l’application (i.e. si l’utilisateur a un réel besoin d’annoter)
- La poule et l’oeuf : pour faire émerger un écosystème de niche par où commencer ? la production de méta-données ? leur aggrégation ? leur exploitation ?
- Comment et quand créer un modèle ?
- Avec des outils de gestion d’ontologie comme Protege ou autres
- Modélisation top down (ontologie centrale créée par un “comité métier”) vs. bottom up (équivalences créées a posterio entre ontologies locales) ; les deux tactiques sont acceptables ; les technos supportent aussi bien les deux approches sans aucun problème (et notamment l’approche bottom up = organique) ; c’est une question politique et non technique ; dans tous les cas, cela relève d’une activité nouvelle et spécifique : l’Information Architecture (attention aux dérives démoniaques du web sémantique ;-) )
- Comment rentabiliser le coût d’une infrastructure d’agrégation de méta-données ?
- Le web sémantique est de style architectural REST ; les services web de style RPC reposent sur un contrat à établir a priori alors que l’intégration de services web sémantiques peut se faire a posteriori (attendez-vous à de l’intégration spontanée !)
- Plus que 59 ans à vivre…
- InternetActu.net: La société transparente, utopie du 21e siècle ?
- InfoCards: bien ou mal ?
- Mise en relation par le web sémantique
- Critiques du web sémantique

April 21st, 2004 at
Ce projet m’intéresse beaucoup. Je doute d’avoir les compétences techniques pour y contribuer efficacement. Cependant voici la problématique à laquelle je suis confronté. Je suis responsable de projet dans un groupe associatif du secteur sanitaire et social (30 établissements, 1200 salariés). Il s’agit pour moi d’accompagner au plan informatique la mise en oeuvre de la démarche qualité ce qui pose le problème d’édition de documents (référentiels, fiches de procédures, etc) sous diverses formes (web sur Intranet et écrit notamment), de l’accès à l’information et de la pérennité des supports. Je préconise une solution de type “web sémantique”. J’ai l’accord des instances de décisions sur ce choix dont j’ai fait valoir les atouts. Mais il me reste à passer à la réalisation ! Je ne suis pas informaticien de profession hors la passion personnelle que j’éprouve pour cet outil.
S’il vous paraît que je puisse vous être utile je me tiens à disposition.
Cordialement,
Christian Viallon
April 23rd, 2004 at
Tous savoir sur les CSS et les standards Web
Via la linkball de Climb to the Stars (31 mars 2004), le billet CSS et les standards en six mois de neokraft.net, dans lequel on trouve plein de ressources aidant les novices à mieux comprendre les standards web et comment les appliquer aux sit…
April 24th, 2004 at
Introduction au Web sémantique
Sig livre « une esquisse de plan de présentation des technologies du Web Sémantique pour un public (francophone) d’informaticiens de grandes entreprises. » Cela pourrait constituer une porte d’entrée pour ap…
April 26th, 2004 at
Merci pour l’attention portée à mes propos et pour toutes ces précisions.
Le projet dont j’ai la responsabilité porte, comme je le précisais, sur tout le flux de documents générés dans le cadre de la démarche qualité. J’ai convaincu la direction générale de mon groupe associatif avec trois arguments principaux : utilisation d’un langage machine compréhensible par l’être humain, nécessité d’assurer la pérennité des données dans le temps (donc rejet d’un système propriétaire et choix du xml), souci de pouvoir, à partir d’une seule et unique saisie, générer des documents PDF, Web voire AVI.
Avant de vous lire (i.e au moment où j’ai posté le message précédent) je pensais traiter le tout selon une chaîne qui, grossièrement, pouvait être la suivante : saisie initiale sur OpenOffice 1.1 > génération de XML avec OO2sdbk > application d’une feuille de style XSL > génération de pages Web via Sablotron et la fonction Php xslt_create. Mais votre réponse me confirme dans l’idée qui commençait à prendre chez moi que je réinventais la roue…
Après vous avoir lu je pense que je suis à mi-chemin entre la solution 1 et la solution 2…..simplement j’ai appris Php et MySql pour créer depuis juin 2002 l’Intranet du groupe (avec des applicatifs métiers spécifiques tels que Gestion des Usagers, Gestion des Offres d’Emploi, Gestion des CDD), je ne connais ni Zope ni Plone, même si j’en ai entendu dire grand bien et je m’interroge sur l’agrégation de Zope sur un site de type LAMP (Linux , Apache, MySql, Php). Je vais me rapprocher d’Ingéniweb.
Grand merci.
April 27th, 2004 at
Bon courage pour ce projet !
May 13th, 2004 at
[...] on… pourquoi pas ?) et XML-RPC Les échanges électroniques (B2B) : ICE Le web sémantique : Dublin Core, RSS 1.0, RDF Autrement dit, si vous envisagez d’appuyer une [...]
December 7th, 2004 at
[...] jours en jours. Très bon article présentant et résument les diverses approches sur le blog AkaSig.
Comments
The URI to TrackBack this entry i [...]
December 9th, 2004 at
[...] e écrit en français — Sig @
La technologie RDF est la brique de base du web sémantique. Dans une grange, un poète vous rappelle qu’à l’école mat [...]
August 5th, 2005 at
Salut,
je veux connaitre quelle est la différence entre ontologie et un web sémantique
Si c’est facile à répondre, je n’hésitera pas de vous demander quelques documentations ou liens vers des sites oû je peux les trouver (docs en français s’il est possible).
Je suis en entrain de réaliser un projet : “Développement d’une ontologie distribuée”… Pour la gestion d’une base de données.
kme_communication@yahoo.fr
MERCI.
August 17th, 2005 at
Le web sémantique, c’est un concept général, une vision théorique du futur (on parle alors du Web Sémantique avec un grand W et un grand S), ou encore une manière particulière d’organiser pratiquement les échanges de données entre applications informatiques via le Web (on utilise alors petit w et petit s). Une ontologie est une technique qui entre dans le cadre du web sémantique. C’est un paquet de données structurées pour constituer un modèle informatique d’un sujet donné.
Par exemple, on pourrait avoir une ontologie des boissons sucrées qui définirait les différentes sortes de boissons sucrées, en les organisant en familles et sous-familles. Cette ontologie préciserait à quelle condition on peut dire qu’une boisson sucrée est un soda (il faut qu’il y ait des bulles). Et elle expliquerait peut-être également ce qu’est une bulle dans le contexte d’un soda, ainsi que la relation entre un soda et des bulles (un soda contient des bulles lorsqu’il vient juste d’être décapsulé), etc. Dans le web sémantique, les ontologies sont habituellement exprimées à l’aide du langage OWL (Web Ontology Language).
Pour trouver des documents en français qui expliquent ceci plus en détails (et peut-être plus clairement), le mieux est de parcourir les premiers résultats de Google.
Concernant votre sujet (d’étude, sans doute), il est à la fois paradoxal et intéressant. S’agissant de la gestion d’UNE base de données, je suis étonné que vous ayez besoin d’une ontologie DISTRIBUEE (c’est le paradoxe). Cela laisse entendre qu’il s’agirait d’une base de données distribuée, ce qui devient intéressant. En effet, toute la difficulté, avec les ontologies, c’est de les articuler les unes aux autres. Si par exemple Monsieur Dupont dit dans son ontologie que le meilleur soda, c’est Coca et que Monsieur Durant dit que c’est Pepsi, comment gérer informatiquement cette contradiction ? Si Monsieur Dupont change d’avis et modifie son ontologie en conséquence, comment gérer ce changement ? Si Monsieur Duchmol ne parle pas de soda mais de boisson gazeuse, comment faire le rapprochement avec les ontologies de Monsieur Dupont et de Monsieur Durant ? etc.
December 18th, 2005 at
je veux organiser mes idées concernant les ontologies,xml,RDF,RDFS,OWL,web sémantique.
je veux avoir une sorte de liaison entre ces concepts ,une hierarchie ..
sachant que j’ai comme projet de fin d’etude .
je suis au stade de m’initier à des notions d’ordre général avant de passer à l’étape de conception des ontologies.
Merci de m’avoir écouter!!
January 2nd, 2006 at
Chettibi,
- Le web sémantique est une vision qui a donné naissance aux standards RDF, RDF-S et OWL.
- OWL est un standard qui vise à représenter des ontologies (des logiques qui permettent de classifier des choses, de les ranger dans des catégories -les classes). OWL dépend de RDF-S et de RDF.
- RDF-S est un standard qui vise à représenter des schémas de données (un peu comme un diagramme de classes en UML ou, de manière plus lointaine, un schéma entités-relations pour créer une base de données relationnelle). RDF-S dépend de RDF.
- RDF est une manière simple et universelle de représenter n’importe quelles relations entre données de manière à pouvoir en faire des choses utiles dans le web sémantique.
- XML sert notamment à exprimer (”sérialiser”) des données organisées selon les standards RDF, RDF-S et OWL à l’aide de syntaxes conçues pour cela.
J’espère que cela peut t’aider.
February 11th, 2006 at
salut.
je veux comprendre les relations et le hierarchie entre les différents concepts de web semantique :ontologie,rdf,meta-données,xml,…
Ainsi lorsque je veux faire vraiment un web semantique(par exemple un moteur de recherche qui utilise les concepts de web semantique),quels sont les étapes à suivre à appliquer ces notions et ces concepts.
merci à votre attention.
April 24th, 2006 at
je suis etudiante et je travail sur un theme qui est le web semantique
je voudrai savoir comment réaliser ou concevoir une ontologie du domaine pour le e-commerce (les bases de données)
April 24th, 2006 at
Alfred: en ce qui concerne les relations entre ces concepts, je pense les avoir expliquées plus haut dans cette discussion. Si tu as des questions plus précises, pose-les. Maintenant, faire un moteur de recherche qui utilise les concepts de web sémantique, ça dépend vraiment de ce que tu veux faire exactement: un moteur pour chercher des pages web à partir de mots-clefs (genre Google) ou autre chose (chercher à partir de concepts exprimés dans une base de connaissance? à partir de phrases? chercher des services web? des personnes?…). Bref, la question est trop vaste pour y répondre ici.
Fouzia: comment réaliser une ontologie? Le mieux, c’est déjà de chercher ce qui existe dans le domaine et d’essayer de ré-utiliser et d’étendre une ontologie existante (ou une modélisation qui n’utilise pas le formalisme des ontologies mais représente les mêmes concepts). Ensuite, il faut se familiariser avec un outil d’édition d’ontologie (par exemple Protege, de Stanford). Ensuite, ça dépend vraiment de ce que l’on veut faire avec cette ontologie. Il faut imaginer des cas d’utilisation de cette ontologies (des exemples de ce que l’on souhaite faire avec). Après, il faut se retrousser les manches… Il y a beaucoup de savoir-faire intéressant pour faire des ontologies selon que l’on modélise la connaissance d’expert (compétences de cogniticien) ou que l’on essaie de mettre d’accord un comité d’expert (compétences de cogniticien et… d’animateur!).
Je suis persuadé qu’il existe déjà des travaux publics portant sur les ontologies pour le domaine du e-commerce. A chercher!
April 24th, 2006 at
Fouzia, va également voir cet autre message sur l’édition d’ontologies.
April 25th, 2006 at
Fouzia, va également voir ces rapports: l’un d’entre eux est un guide pour apprendre à construire une ontologie.
April 26th, 2006 at
Bonjour,
je suis étudiante et je voudrais travailler sur la relation entre le web sémantique et les méthodes d’évaluation des sites web, plus précisemment l’apport du web sémantique au niveau de l’évaluation des sites web.je voudrais savoir si je me lance dans cette recherche ou qu’il n ya aucun rapport?
merci beaucoup,
May 4th, 2006 at
Bonjour,
pouriez vous m’aider en m’expliquant comment annoter les pages web d’un site avec
Une ontologie . et comment peut on intégrer dans les pages
des widgets de navigation dynamique calculés à partir des annotations
décrivant les pages.
merci
May 16th, 2006 at
Imen,
Concernant l’apport des technologies du web sémantique aux méthodes d’évaluation des sites Web, je ne vois rien d’évident à dire. Ce sont pour moi deux sujets plutôt orthogonaux.
Concernant l’annotation de site Web à l’aide d’ontologies, là, le sujet me semble plus classique. Mais je n’ai jamais travaillé dessus. Tu sembles suggérer que les annotations sémantiques constitueraient une “sur-couche” d’information gérée sur une infrastructure indépendante des pages Web. Cette approche a déjà été explorée plusieurs fois par plusieurs entreprises et organismes, à commencer par le W3C (avec annotea il me semble…). Cependant, l’intérêt en reste limitée. Je pense que les approches actuellement plus “à la mode” consistent à inclure des technologies sémantiques dans une application Web dès sa conception. Bref, les technologies sémantiques semblent plus à leur aise en tant que sous-couches des applications Web qu’en tant que sur-couches. Qui dit sur-couche dit infrastructure supplémentaire, maintenance, problèmes de couplage. Et, au final (ou plutôt avant tout), semble se poser la question de l’intérêt de telles annotations: à quoi ça sert? à qui ça sert vraiment? est-ce que le jeu en vaut la chandelle?
Quel que soit ton sujet de travail au final, fais-moi signe quand tu auras publié quelque chose, je pourrai le référencer sur ce blog si tu veux le faire connaître ne serait-ce qu’un tout petit peu.
Bonne recherche!
May 16th, 2006 at
Imen, j’oubliais de répondre exactement à tes dernières questions: concernant la navigation dynamique, le principe de navigation à privilégier me semble être la classification à facettes (voir Piggy-Bank pour un exemple de classification à facettes de données sémantiques). Pour le côté widget, le truc à la mode, c’est Ajax mais ça recèle des pièges en ce qui concerne l’ergonomie et l’utilisabilité donc à priori à éviter si possible. Pour en faire une sur-couche de navigation sur des sites existants, la bonne solution en terme d’architecture, c’est les proxies filtrants.
September 23rd, 2006 at
Bonjour,
dans le cadre de mon sujet de master, des recherches dans le domaine du web semantique sont necessaires. Plus précisement le sujet proposé est “Apport du web semantique dans les différents etapes de developpement de logiciels”. c’est purement de la recherche.
J’ai voulu avoir votre avis et si c’est vraiement interessant de travailler dessus ou bien il vaut mieux changer un peut le sujet pour que ca devient plus interessant.
Merci d’avance…
October 3rd, 2006 at
Bonjour,
Je cherche à développer un forum structuré. La structure est prédéfinie à l’avance par exemple structure argumentative pour la résolution de probème. On pose le problème, réponse, alternative, prise de décisions.
Je pense stocké la structure avec OWL ou RDF quel est le meilleur choix?
Et pour intéragir avec OWL/RDF j’ai le choix entre PHP, JSP et RubyOnRail quel le meilleur choix et quels sont les outils de chacun de langages pour interragir avec OWL/RDF.
Merci d’avanve
October 6th, 2006 at
Yousri: j’aurais du mal à vous dire si “c’est intéressant” de travailler sur ce sujet parce que ça peut dépendre de plein de choses comme, par exemple, les personnes avec qui vous allez travailler, leur degré de connaissance du sujet, le fait d’avoir des utilisateurs potentiels à portée de main (pour tester vos idées), votre degré d’intérêt personnel pour les processus et outils de développement de logiciels, etc. La seule chose que je peux dire, c’est que je pense qu’il y a des choses à faire (à chercher) sur le sujet. Par exemple, il y a des gens qui travaillent sur l’utilisation des technologies multi-agents pour automatiser ou outiller les méthodologies de développement logiciel.Les méthodes genre UML sont réputées être un peu “lourdes” à mettre en oeuvre de A à Z. Et si on pouvait mieux communiquer le sens qu’un utilisateur met derrière un user requirement, est-ce que ça ne permettrait pas de faire avancer le schmilblick? Et si on trouvait des moyens de permettre au client de changer d’avis jusqu’au dernier moment sans avoir à mettre à la poubelle tout ce qui a déjà été développé, est-ce que le monde ne serait pas un peu moins moche? ;) Donc, oui, yousri, il y a des choses à faire.
T-die: ton sujet m’a l’air très appétissant (exciting!). OWL ou RDF? Bon, déjà, si tu prends OWL, tu prends forcément RDF avec. Ceci dit, est-ce que tu as besoin de faire du raisonnement sur des ontologies (”la classe des pizzas au fromage est-elle une sous-classe de la classe des pizzas italiennes?”) ou bien est-ce que le fait de manipuler des schémas (RDF-S) intéropérables, extensibles et ré-utilisables te suffit? Est-ce que tu peux te contenter de faire du raisonnement automatique sur des instances (avec du SWRL par exemple) ou as-tu également besoin de raisonner sur les classes? Bref, mon conseil serait que tu précises bien ton cahier des charges et que tu prennes la techno la plus simple possible: si possible RDF ou sinon RDF-S (si il te faut des schémas, ce qui est probable si tu fais de l’objet) ou sinon OWL Light ou DL (si tu veux l’artillerie lourde). Mais est-ce que tu t’es demandé si tu ne pouvais pas te passer de cette famille de technos tout court? Si tu peux faire plus simple, pourquoi te compliquer la vie? Si tu fonctionnes en monde clos et que tu veux simplement faire une appli qui fonctionne toute seule très bien dans son coin, pas besoin forcément du web sémantique!
Sinon, question langage, j’aurais eu plutôt tendance à regarder les API et bibliothèques existances côté Python (ou Java peut-être). Le fait que tu me parles de JSP plutôt que de Java d’une manière générale me fait croire que tu vas fabriquer une appli simple ou bien que tu veux ne pas recourir à des designs et modèles objets trop complexes. Si c’est le cas, j’ai peur que tu ne sois trop ambitieux à vouloir mettre du RDF dedans. Je n’ai jamais eu l’occasion de regarder les outils disponibles pour faire du RDF/OWL en PHP ou en Ruby alors je ne pourrais pas te dire. Les outils qui me viennent spontanément à l’esprit, c’est rdflib en python et Jena et Java. Mais bon, il y a peut-être des choses plus simples qui sont apparues en PHP ou en Ruby. Si tu trouves un truc intéressant, merci de le signaler ici car ça intéressera d’autres lecteurs (et moi aussi)!
Bon courage avec vos projets!
October 6th, 2006 at
T-die: note que tu auras également besoin de OWL si tu dois exprimer des contraintes fines sur les classes de ton schéma, notamment des contraintes de cardinalité ou de disjonction de classes. Mais tu n’as besoin de le faire que si tu veux échanger ce genre d’infos avec des composants extérieurs à ton système.
October 9th, 2006 at
Bonjour,
Merci Sig de tes réponses, j’ai réflechi et en effet je pense que je pourrais me passer de RDF / OWL. Par exemple en utilisant XML et les schéma XML.
Qu’en penses-tu? je pourrai definir dans les schémas les séquence. que une réponse vient seulement après une questions etc…
C’est quoi ton avis?
October 9th, 2006 at
Yousri: Imen me signale par email que tu pourrais peut-être obtenir des conseils en contactant une personne de l’INRIA:
October 23rd, 2006 at
t-die: je vois (dans ma boule de cristal) deux possibilités:
1/ soit tu veux simplement pouvoir créer un schéma et bâtir ton application autour (une réponse vient seulement après une question, etc.)
2/ soit tu veux, en plus, pouvoir échanger tes données entre applications différentes (exporter, importer, synchroniser, agréger, …)
3/ soit tu veux, en plus du 1, faire évoluer tes schémas de manière dynamique et supporter des schémas qui ne sont pas encore définis au moment où tu écris ton application
Dans le cas 1, tu auras seulement besoin de définir un schéma sous la forme d’un diagramme de classe par exemple avec un environnement de modélisation UML. Tu codes alors ton application autour de classes qui correspondent à ton schéma (une classe pour les questions, une pour les réponses).
Dans le cas 2, tu peux soit choisir XML et ses schémas soit RDF et RDF-S voire OWL, pour faire de l’import/export (mais tu codes des classes qui figurent dans ce schéma).
Dans le cas 3, tu dois faire des classes objet qui font abstraction du schéma précis que tu as en tête (puisque tu veux supporter des schémas qui ne seront définis qu’après le développement) et tu développes un mécanisme qui permet de manière dynamique de créer des classes à partir d’un schéma RDF-S ou d’une ontologie.
October 26th, 2006 at
Sig:
Merci est-ce que c’est possible de contacter par email pour avoir plus d’information.
Je comprend pas tellement ta remarque N°2
Mais ce que je souhaite réaliser c’est un ensemble de tout ça.
Le choix de mon langage s’est porté sur le php/mysql. Je compte gérer les message et les utilisateurs dans la base de données. Par contre pour les schéma je pense définir les structures dans des fichiers XML. Donc chaque nouveau sujet lors de sa création serait lié avec un schéma. Mais j’aimerai également avoir la possibilité d’ajouter de nouvelle structure. Par exemple l’administrateur pourait importer un nouveau fichier xml. Et lorsque un nouveau sujet serait créer, il pourait se basé sur le fichier xml importé par l’administrateur. ESt-ce possible?
March 5th, 2007 at
Bonjour
Je suis amener à developper une ontologie du droit tunisien en tant que projet de fin d’etude et franchement je ne sais pas encore par ou commencer et quels outils puisse je utiliser! est ce que vous pouvez m’aider
Merci
July 11th, 2007 at
t-die, pour me contacter par mail, si tu en as encore besoin, mon adresse est sig at akasig point org. Si tu ne comprenais pas ma remarque numero 2, c’est que tu n’avais probablement pas ce problème à gérer auquel cas ma remarque t’est inutile. :)
L’approche que tu décris a du sens. Elle est faisable. C’est comme ça que marchent déjà certains produits existants.
Maâli, désolé de ne pas t’avoir répondu plus tôt (c’est une très mauvaise habitude chez moi…). Le mieux, pour faire efficace, serait que tu contactes des gens qui ont déjà tenté la chose avec le droit d’autres pays. Le droit est un domaine d’application des technologies du Web Sémantique qui a déjà été exploré (pas par moi). Cherche [ontologies law] sur Google et tu trouveras même des bouquins sur le sujet (en anglais). Bon courage et raconte-nous ici tes résultats ou les difficultés que tu rencontres!
August 31st, 2007 at
Bonjour et bravo pour cette synthèse qui éclaire vraiment beaucoup de choses…
Pour ma part vous pourrez sans doute m’aider à trouver des pistes pour exploiter en aval les structures et contenus en vue d’édition papier automatisées. Comment reprendre de façon la plus automatisée des données trsucturées en web sémantic vers InDesign ou QuarkXpress ?
Je mène une étude pour une agence de communication, je suis persuadé qu’il y a là une belle opportunité.
August 31st, 2007 at
Fiyourit, la première solution qui me vient à l’esprit, c’est de passer par l’intérmédiaire d’une plate-forme de gestion de contenu. Par exemple, la chaîne de transformation pourrait être la suivante:
1. données sémantiques en RDF et RDFS avec ou sans OWL
2. import dans Plone sous forme d’éléments de contenu
3. éventuel workflow avec ou sans valeur ajoutée manuelle, dans Plone
4. export automatisé sous format mis en page (PDF, Microsoft Office, ou autre) grâce aux transformateurs Plone existant.
L’avantage d’une telle chaîne c’est qu’elle s’appuie à 95% sur du code existant. Il ne manque “plus que” quelques scripts pour coller tous les morceaux ensemble. En particulier il manque sans doute un script pour créer un contenu dans un format importable dans InDesign ou QuarkXpress. Mais si il s’agit d’une chaîne vraiment automatisée (et donc sans doute avec de gros volumes de contenu à transformer), il y a des chances pour qu’un InDesign ou un QuarkXpress n’apporte pas une grosse valeur ajoutée (la mise en forme/mise en page doit également être automatisée donc pas forcément besoin de ces logiciels).
Bref, pour aller plus loin, ça dépend des besoins exacts de votre projet. Je suis très curieux d’en savoir plus sur ce projet et, plus exactement, sur les scenarios d’utilisation. Pour quel domaine sémantique envisagez-vous d’automatiser une exploitation sous forme papier? Des données financières par exemple? Vous faites une newsletter personnalisée pour des experts d’un domaine à forte technicité? Vous m’avez mis l’eau à la bouche!
Notez quand-même que l’utilisation de données sémantiques et la mise en place d’une telle chaîne, même si elle est faisable techniquement, relève de compétences techniques très pointues et que l’on trouve peu sur le marché. Bref, ce serait un beau boulot d’ingénieur, faisable sans y passer trop de temps à condition de trouver un expert maîtrisant à la fois les technologies sémantiques, une plate-forme de gestion de contenu puissante et un langage de scripting adapté. Ca existe mais ça ne court pas les rues.
Bonne chance et racontez la suite SVP!
August 31st, 2007 at
J’ajoute: ici se trouve un petit article présentant une de mes expérimentations de transformation de données sémantiques en contenu Web.
March 18th, 2008 at
bonjour,
je voudrai savoir si on peut concevoir un système d’aide à la décision (BI) avec l’ontologie du web sémantique
March 18th, 2008 at
Hichem, la réponse est oui, l’aide à la décision (”business intelligence”) est un domaine d’application de la technologie “ontologies” du web sémantique. Voici un exemple d’article (en anglais) à ce sujet.
June 19th, 2008 at
Quatre ans plus tard, Gauthier Poupeau (Les Petites Cases) publie une présentation bien plus didactique et “parlante” que l’esquisse ci-dessus. Bravo et merci.
Par contre, sur le fond, il faut admettre que la technologie du Web sémantique progresse toujours très lentement. On a touché les sujets “durs” (alignement d’ontologies…) et il faudra encore un peu de temps avant que tout cela ne débouche sur de la killer app… Au passage, je comprends que Gauthier Poupeau a rejoint Christian Fauré chez Atos ? C’est qu’il commence à y avoir du beau monde par là-bas !