Informatique et économie sociale

L’an passé, le jury des Trophées du Monde Informatique a récompensé des entreprises du secteur de l’économie sociale pour leur informatique. De plus en plus, les OSBL (Organismes Sans But Lucratif) prennent conscience du rôle de support rempli par l’informatique dans leur fonctionnement. C’est Jean-François Pépin, délégué général du Cigref et membre du jury, qui le souligne. A noter que Jean-François Pépin est également enseignant en DESS management des associations et entreprises de l’économie sociale. Est-ce vraiment une coincidence ? Sans doute pas.
Les vainqueurs et nominés de ces trophées de 2003 sont la DSI de 6 personnes de Médecins du Monde, pour la mise en place d’un PGI, Addica pour son réseau de santé dynamisé grâce à l’Internet et TSF qui a fait de l’enseignement de l’informatique son cheval de bataille dans le désenclavement des ghettos sud-africains.
Jean-François Pépin souligne que les OSBL doivent rémunérer leurs salariés informaticiens aux conditions du marché et qu’ils ne diffèrent pas, en cela, des employeurs plus classiques. Il cite les associations de parents d’élèves et la Croix Rouge comme exemples de réseaux associatifs mobilisant de nombreux bénévoles pour lesquels les besoins en systèmes d’informations sont cruciaux. Enfin, il conclut par l’annonce d’un projet de création d’une association ouverte à l’ensemble des informaticiens des OSBL et dont le but serait de “favoriser la rencontre, permettre les échanges de bonnes pratiques, faciliter les contacts avec l’Europe”.

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4 Responses to “Informatique et économie sociale”

  1. AkaSig » Management associatif Says:

    [...] ; général du Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises (CIGREF), Jean-François Pépin, est un expert du management associatif. Alors que cette problématiqu [...]

  2. najia ELHADRATI Says:

    Bonjour Jean-François Pépin,

    je suis marocaine de rabat, j’ai déja travaillé dans le monde associatif est je désire faire une formation soit de DESA soit DESS ou même doctorat , en mangement associatf, pouvez vous m’indiquez les coordonnées de certains univ ou institut qui intégrent cette problématique, juste une précision, j’ai une maitrise en sociologie et diplôme de 3ème cycle en géographie d’aménagement
    et un grand merci
    Najia ELHADRATI

  3. Sig Says:

    Najia,

    J’ai fait suivre votre message par e-mail à Monsieur Pépin. Peut-être aura-t-il l’occasion de vous répondre prochainement.

  4. AkaSig » Blog Archive » Management associatif Says:

    [...] Le délégué général du Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises (CIGREF), Jean-François Pépin, est un expert du management associatif. Alors que cette problématique managériale dans les OSBL est bien connue du monde anglo-saxon (particulièrement aux USA où les “non profit organizations” représentent un secteur économique assez éloigné de nos associations loi 1901) et de nos voisins européens, je m’étonne (un peu) que la réalité associative française ne trouve pas les atomes crochus qu’il faut avec ce concept pour pouvoir s’en imprégner et en tirer profit sans craindre de trop y perdre son âme. J’ai eu le privilège de rencontrer récemment M. Pépin. Et j’ai eu le plaisir de constater qu’il existe un esprit managérial et d’entrepreneuriat dans certaines associations ou, du moins, qu’il existe des promoteurs de cet esprit. Pourtant, en dehors de cette personne, et de certains de ses collègues qui tentent de faire progresser les démarches de management stratégique dans le secteur non lucratif, force est de constater que le chemin que les associations ont à parcourir reste encore bien long avant que… D’ailleurs, est-ce une coincidence si ces deux personnes (JFP et Claude Rochet) s’intéresse tous deux à la fois au management associatif et à l’innovation technologique ? Pour ramener la discussion à ma nombriliste personne et à la recherche de mon prochain job, je ne peux que regretter que les associations françaises considèrent que la source particulière de motivation que représente leur mission sociale soit une justification suffisante pour exiger un différentiel de rémunération de 25% par rapport aux prix du marché. En effet, le discours des associations que j’ai pu rencontrer à ce sujet semble être : “Je veux bien vous embaucher, mais je vous préviens que 1/ je n’ai aucune perspective sérieuse d’évolution à long terme à vous proposer (les politiques de gestion RH ? moi ? connais pas.), 2/ si j’avais des sous, je voudrais bien vous payer mais à 25% en-dessous des prix du marché parce que, quand-même, vous avez vraiment envie de venir travailler pour moi”. Ce que ce type de raisonnement peut être agaçant : ces associations ont beau être gentilles et leur “cause” motivante, elles n’obtiendront jamais le niveau de compétence que requiert la professionnalisation de leurs activités si elles n’apprennent pas à faire la différence entre la plus-value sociale de leur projet associatif (la valeur apportée à la société) et la réalité économique du marché de l’emploi (et notamment la valeur, sonnante et trébuchante, apportée au porte-monnaie de leurs salariés). Dommage… [...]

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