Archive for the ‘My wishlist’ Category

Julien est né ce matin!

Thursday, November 16th, 2006

J’ai le plaisir de vous faire part de la naissance de mon fils, Julien. Il est né ce matin à 3H et ses parents sont très fiers de ses 3 kg 510 et de ses 51 cm. La maman se porte bien et l’accouchement s’est très bien passé. Julien a eu l’air un peu surpris quand on lui a expliqué qu’il ne pouvait téter sa maman 24H sur 24. Ses frère et soeurs attendent sans doute impatiemment de lui rendre visite cet après-midi (quand nous aurons un peu dormi). Allez, au dodo.

DRM: effaceur sélectif de souvenirs

Monday, November 6th, 2006

Plutôt que de faire de la recherche appliquée en intelligence artificielle, je me demande si je ne vais pas me tourner vers l’écriture de nouvelles de science-fiction… Blague à part, voici une idée de départ pour écrire une nouvelle de S-F: imaginez un avenir dans lequel la DRM domine. Dans cet avenir, une société a commercialisé la technologie DRM ultime: l’effaceur sélectif de souvenirs (version mobile, bien sûr). L’effaceur est tout petit: il loge dans le casque de votre baladeur MP3 préféré. Régulièrement, il scanne votre cerveau à la recherche de vos souvenirs. Vous venez d’écouter un tube à la mode? L’effaceur repère la trace qu’il a laissé dans votre cerveau et, puisque vous avez déjà écouté trois fois ce tube, il en efface le souvenir.

Quel plaisir, peu après, de redécouvrir ce tube chez votre marchand de chansons iTubes Musiques Shop! Vous ne l’aviez jamais entendu, vous semble-t-il, et vous vous empressez de l’acheter pour le savourer.

Dans cette société idéale, les profits des “ayant droits” sont maximisés, le commerce électronique bat son plein et les consommateurs sont satisfaits. Les Droits d’Auteur et Droits Voisins dans la Société de l’Information (DADVSI) sont respectés. Bien sûr, les fabricants de baladeurs qui n’y avaient pas inclus l’effaceur de souvenirs ont été poursuivis et mis en prison pour incitation au piratage.

Seul bémol: il n’y a plus qu’un seul tube en magasin.

Prior art search for patents

Friday, September 8th, 2006

Here is a “random patent generator“. The basic idea is to randomly generate ideas of inventions in the hope that they would constitute prior art capable of invalidating some of the stupid patents that get granted by patent offices. It is even inspiring some novel business models. Of course, it’s meant to be a joke and a surrealist poetry exercise.
But beyond the joke, random sentence generators that can be fed with corpus of documents raise questions about the nature of prior art in patenting issues, as the author of the random patent generator says. How far are we from leaving the domains of jokes and entering the domain of possible threats to the legal patent system?

Etumnamboa veut financer les mini-entrepreneurs sociaux africains

Saturday, September 2nd, 2006

J’ai eu le plaisir de déjeuner cette semaine avec Etumnamboa (c’est son pseudo: “celui qui est loin du pays”). Nous avons parlé de son projet: créer une société de capital risque dédiée au financement des mini-entreprises sociales de l’Afrique noire francophone. Etum connaît bien son affaire: Camerounais, il a fait une bonne partie de ses études supérieures en informatique en Afrique. Il s’est ensuite lancé dans l’entreprenariat, toujours en Afrique, avec une activité de services autour des nouvelles technologies. Après quelques années, grâce à la revente de sa société, il a pu se payer des études d’ingénieur informaticien en France. Aujourd’hui, il rejoint à Paris l’un des leaders mondiaux de l’informatique pour y développer de nouveaux marchés. Ca, c’est un début de parcours qui force l’admiration !

Mais ce n’est pas tout. Ce qui semble le démanger, c’est de partager et d’aider. Alors, bien sûr, il aide comme il peut: il envoie un container d’ordinateurs recyclés en Afrique, il s’engage dans quelques actions d’aide communautaire comme le font nombre d’africains établis en France. Mais ça ne lui suffit pas! Quelques copains restés au pays lui soumettent un problème intéressant: pour développer leurs propres boîtes, connaîtrait-il une solution qui leur permette de trouver des actionnaires pour des montants de l’ordre de 1 000 ou 2 000 euros par exemple? Et c’est la que naît la nouvelle idée d’Etumnamboa: lancer une activité de capital risque pour développer en Afrique des mini-entreprises à forte fibre sociale et environnementale.

En effet, il existe des solutions pour obtenir des “gros” financements: fondations pour l’entreprenariat social, organismes internationaux, … Mais aller les démarcher coûte du temps et de l’argent et représente une certaine prise de risque (risque de ne rien obtenir malgré les efforts consentis). Et lorsqu’il s’agit de développer des dizaines, des centaines, des milliers ou plus de PMEs à forte croissance en Afrique, les circuits de demande de subvention privée ne semblent pas constituer une solution qui permette de passer à grande échelle. Inutile même de penser à l’argent de l’Etat ou des collectivités locales: la corruption semble omniprésente. Et les banques “ne prêtent qu’aux riches”, à ceux qui sont capables de fournir des garanties à la hauteur des prêts consentis. Bref, il y a des solutions pour emprunter beaucoup lorsque l’on est déjà un entrepreneur établi ou prêt à explorer les circuits des donateurs philantropes. Mais rien de très satisfaisant pour une foule immense de mini-entreprises à forte croissance.

D’un autre côté, il y a un grand nombre d’organismes de micro-crédit qui se sont développés en Afrique (“banque des pauvres” sur le modèle de la Grameen Bank). Ces banques prêtent à des micro-entrepreneurs, quelques dizaines d’euros maximum, par exemple pour acheter une charette de manière à vendre des cacahuètes sur le bord de la route. Le micro-crédit permet à une foultitude de micro-entrepreneurs de retrousser leurs manches pour sortir de la misère. Sous la pression sociale d’un petit groupe de co-emprunteurs, ils remboursent ensuite avec les intérêts et ainsi se développe le micro-crédit. Mais là encore, l’offre de financement ne correspond pas aux besoins des mini-entrepreneurs. Un représentant d’un organisme de micro-crédit a répondu à Etum que leur coeur de métier, c’est la sortie de la misère, pas l’amorçage ou le développement des entreprises à forte croissance. Les montants dont ont besoin les mini-entrepreneurs excèdent les plafonds du micro-crédit.

D’où l’idée d’Etum: couvrir les besoins de financement des mini-entrepreneurs et ce par la seule voie qui lui semble faire sens: dans une démarche fortement ancrée dans la philosophie du développement durable. Investir 2000 euros dans une PME high-tech et contrôler que cet argent est employé sagement: en ancrant le développement de l’entreprise dans celui de sa communauté de clients, fournisseurs et partenaires, et dans celui de son environnement. Exemple cité par Etum: un réseau de cybercafés qui offrent de l’accompagnement parascolaire à des enfants en se finançant par le paiement des minutes de communication en ligne. Pourquoi pas?

Cette idée étant donnée, il lui reste un tas de problèmes à résoudre. Voici quelques unes des problématiques que nous avons évoquées ensemble. Dites-nous ce que vous en pensez SVP!

Où trouver l’argent? Les grandes multinationales du Nord, établies en Afrique, déclarent comprendre l’intérêt du développement durable. Etum peut leur offrir les moyens d’investir dans les communautés locales par le biais des entrepreneurs qui pourront, à long terme, contribuer à faire émerger des classes moyennes de consommateurs susceptibles de représenter autant de marchés nouveaux pour les multinationales. En France ou aux USA, des entrepreneurs à succès cherchent les bonnes occasions de rentabiliser les cagnottes qu’ils se sont constitués tout en privilégiant le sens dans leurs investissements. Les eco-business-angels en sont un exemple intéressant.

Comment sortir du capital des mini-entrepreneurs? Le capital risque fonctionne de la manière suivante (à ce que j’en sais). Le financeur reçoit des centaines de dossiers de projets de développement. Il en sélectionne par exemple 10: ceux qui sont les plus susceptibles de lui rapporter 10 fois sa mise de départ en 2 ou 3 seulement. Sur ces 10 projets, 3 vont échouer, c’est la faillite. 6 vont se développer à petite vitesse, vont vivoter un certain temps et constitueront donc un échec pour le capital risqueur: impossible de rentabiliser de manière explosive sa mise de départ. Enfin, on espère pour le financeur que l’un des projets sur les dix va connaître un succès fulgurant: un futur eBay, Google ou Amazon ? Pour rentabiliser son investissement, il lui faut alors revendre les parts qu’il possède dans le capital social de la société. Cette vente peut se faire à l’occasion d’une entrée en bourse (les investisseurs en bourse achètent des actions de la société) et c’est le pactole pour l’investisseur qui revend ses parts plus de 10 fois leur prix d’origine. Cette vente peut également se faire si la société est rachetée par un Microsoft, un IBM, ou autre géant qui cherche du sang neuf (ou des concurrents à tuer dans l’oeuf). Qu’est-ce que tout cela donne pour des mini-entrepreneurs Africains ? Sans doute des choses assez différentes. On s’attendrait peu à voir une PME ayant fait un premier tour de table à 2 000 euros entrer au NASDAQ. C’est plutôt du 2 millions d’euros en levée de fonds d’amorçage dont il s’agirait pour un candidat à l’entrée en Bourse dans les pays du Nord. Quel est le fonctionnement du marché du financement des mini-entreprises Africaines ? Je n’en ai aucune idée… Mais Etum semble confiant.

Le capital risque peut-il se marier avec le développement durable ? Si 9 projets sur 10 ne permettent pas au financeur de toucher le pactole, je me demande ce qu’ils deviennent ? Ils ne représentent plus une promesse de gain important pour le capital risqueur. L’entrepreneur jette-t-il l’éponge ? Sont-ils jetés à la poubelle par le financeur ? Quel gâchis ce serait… Pour ceux qui n’ont pas encore atteint le point mort de leur développement, j’imagine que la tentation doit être grande, pour le financeur, de les liquider pour minimiser ses pertes. Y a-t-il un gaspillage d’énergie pour tous ceux qui ont reçu du capital risque mais qui n’ont pas tenu leurs promesses de croissance exponentielle ? Peut-on faire mieux et plus durable ?

Comment développer cette activité ? Etum a un peu d’épargne personnelle. Il veut commencer par mettre son argent là où vont ses idées: auprès de quelques mini-entrepreneurs bien choisis. Il peut commencer à développer cette activité de manière bénévole, modeste et visant une rentabilité rapide mais faible. Cela plairait à Dave Pollard, apôtre de l’entreprise naturelle. Mais en prenant 2 000 euros de parts sociales d’une mini-entreprise, il faut quand-même attendre 2 ou 3 ans pour avoir une chance sur 10 de les voir se transformer en plus de 20 000 euros. Un peu lent comme plan de développement ? Ou suffisament sage quand on est visionnaire et que l’on cible sur le long terme ? On raconte toujours que Muhammad Yunus a commencé par prêter quelques dizaines de dollars à des femmes micro-entrepreneurs qu’il avait été rencontrer. Et cela a donné au final une banque de taille mondiale. Et entre les deux, comment on fait ?

Où trouver des partenaires ? Heureusement pour nous et pour son projet, Etum pense que la meilleur manière de faire avancer son idée, c’est de la partager. Plutôt que de veiller jalousement à sa confidentialité, il veut la partager, l’enrichir et trouver des partenaires pour faire mûrir son projet et l’ancrer dans la réalité. Qui aller voir ? Je pense tout d’abord aux Carrefours des Possibles de la Fondation Internet Nouvelle Génération: l’occasion idéale de présenter son projet à un parterre de partenaires potentiels dont un grand nombre déjà sensibilisés aux problématiques de l’économie sociale. A la FING, le carnet d’adresses sans fond de Denis (denis.pansu [ at ] fing.org) lui donnera peut-être accès à des connaisseurs du sujet “tiers secteur” et économie sociale. Est-ce que Benoît (benoit.dumolin [ at ] mediacteurs.net), expert de l’innovation sociale et ayant une certaine expérience du terrain africain n’aurait pas de bons conseils à partager ? Etant donnée l’importance des mini-entreprises de haute technologie dans son projet et le côté “un pied en Afrique, un pied en région parisienne” de celui-ci, je me demande aussi si des gens de Scientipôle Initiative ne pourraient pas également être de bon conseil ? Sinon, il serait sans doute judicieux de rencontrer des gens de chez Ashoka France. Et ce qui pourrait permettre de développer son projet plus vite qu’en y injectant de son épargne personnelle, ce serait peut-être de se faire connaître auprès du président du club des eco-business angels, non? Et les Cigales, est-ce un concept exportable à l’Afrique noire francophone? Quelles autres pistes explorer?

Comment rentabiliser le choix de l’entreprenariat social? Pour Etum, ce projet n’a de sens que si il s’adresse à des mini-entrepreneurs qui font le choix de regarder au-délà de la rentabilité économique, qui sont prêts à miser le développement de leur gagne-pain sur celui du développement local de leurs communautés de clients, fournisseurs, employés, partenaires et/ou sur celui d’une exploitation raisonnée de leur environnement. Mais tout cela coûte un surplus d’effort, d’attention et donc de temps et d’argent. Si un marché du financement des mini-entrepreneurs africains existe vraiment, comment résister à de nouveaux concurrents qui ne se soucieraient pas du développement durable, qui ne prendraient pas le temps de contrôler comment les entrepreneurs exploitent leurs communautés et leur environnement, qui, du coup, auraient des structures de coût plus attractives et pourraient donc afficher des ambitions économiques plus compétitives ? Un atout pour Etum, c’est l’avantage de résilience qu’offre le développement durable. Si l’on prend l’exemple des entrepreneurs de l’économie de communion, ils affirment que le surplus d’attention (et d’amour) qu’ils consacrent à leurs employés et partenaires est largement rentabilisé par la capacité ainsi accrue de leur entreprise à résister aux crises économiques. Ainsi, cette banque rurale des Philippes qui se classait 700ème (si je me souviens bien) sur son marché s’est-elle retrouvée sur le podium des plus grosses lorsqu’une crise financière asiatique fut passée par-là. Alors que, comme ses concurrents, elle ne pouvait plus payer ses employés et rendre leur argent à ses clients, elle a résisté. Les employés, fortement attachés à leur entreprise, ont accepté de travailler pour rien. Les clients, bien qu’inquiets de perdre toute leur épargne, se sont résignés à attendre la fin de la crise: ce que leur banque faisait pour eux allait bien au-délà des services financiers (formation, aide sociale sous toutes formes, …). De même, comme me le rappelle Etum puisque que nous l’avons lu dans 80 hommes pour changer le monde, cette directrice d’un atelier de confection népalais qui était surprise par ses employés: alors que l’entreprise allait à la faillite, les employés ont activement soutenu leur entreprise qui, du coup, a résisté là où d’autres auraient échoués. De belles histoires que tout cela? Oui. Mais, dit-on, des histoires vraies. Alors, comment rentabiliser le choix de l’entreprenariat sociale et du développement durable comme politique d’investissement? En misant sur le fait que la société de capital risque pourra plus solidement se sortir de tous les pièges où l’économie Africaine pourrait l’entraîner. Qui veut parier?

Peut-être Etum pourra-t-il corriger/compléter cet article si besoin. Et surtout, peut-être pourrez-vous donner votre point de vue sur ce projet ?

Capital risque pour entreprenariat social

Thursday, August 17th, 2006

Etumnamboa lit ce blog. Et il cherche des infos sur les offres de type “capital risque” pour les entrepreneurs sociaux. Peut-être avez-vous des infos qui pourraient l’aider dans sa recherche? Des bons tuyaux à partager? Avec son accord, je publie ici notre échange (par mail interposés). Donnez-lui (donnez-nous!) des conseils en laissant un commentaire à la fin de cet article!

Etumnamboa a écrit :

Je suis tombé sur votre blog ce matin en cherchant de l’information sur l’entreprenariat social. Je vois que vous avez bien planché sur le sujet, je suis entrain de travailler sur son adaptation à l’Afrique. Est-ce que vous avez de la documentation ou des liens à me conseiller?

Je lui ai répondu:

Il me semble que ce concept est beaucoup plus développé en Afrique qu’en France. Car les fondations qui financent sous cette étiquette l’utilisent comme une alternative à l’aide au développement traditionnelle.
Ceci dit, je n’ai pas de référence Afrique qui me viennent à l’esprit.
Si j’avais à faire une recherche sur le sujet, j’irais voir les endroits “habituels”: Ashoka, fondation Schwab, fondation Skoll. Il y a en particulier sur ces sites des “success stories” d’entrepreneurs sociaux en Afrique:

Il m’a répondu à son tour:

J’ai effectivement fait le tour de ces divers sites et je viens de terminer l’excellent ouvrage “80 hommes pour changer le monde”, je pensais que vous aviez des études et autres documents qui me seraient passés sous le nez.

Moi:

Désolé, je ne crois pas avoir grand-chose en main. Ou plutôt, j’ai publié sur mon blog à peu près tout ce que j’ai lu sur le sujet.

Lui:

C’est plus une approche Capital risque pour entrepreneur social qui m’intéresse, si vous avez des ressources je suis preneur.

Moi:

Ca me fait penser qu’il y a peut-être des choses bien à prendre du côté des offres de financement alternatif comme les CIGALES par exemple. Du côté financement public, il y a maintenant l’AVISE qui essaie aussi de faire des choses. Pour certains entrepreneurs sociaux français, il y a aussi l’ADIE. Pour l’Afrique, un bon partenaire pour mettre des choses en place, c’est peut-être le Crédit Mutuel? Sinon, il y a certainement des solutions de micro-financement en place. Mais ce n’est pas forcément adapté à de l’entreprenariat social à forte croissance/gros financement, si c’est ce que tu cherches.

Lui:

En passant je vis dans l’hexagone.

Moi:

Du côté de la région parisienne? Si oui, on pourrait se voir pour déjeuner ensemble un de ces 4, dans le Sud ou l’Ouest de la RP.

WikiCalc: Web 2.0 spreadsheets wikified

Wednesday, July 26th, 2006

WikiCalc is a nice piece of GPLed software that pusblishes wiki pages that are structured like Excel spreadsheets are: one can view and edit tables, modify calculation formulas in cells, manage their formatting through the web browser, etc. It brings to spreadsheets the inherent advantages of many wikis: ease of use for Web publications, ease of modification, revisions track for undoing unwanted changes by other users, RSS views on recent changes made to the page. It brings to wikis the inherent advantages of spreadsheets: live calculations, nice formatting, compliance with corporate way of thinking and managing things (will we see a WikiSlides with bulletpoints and animations in some future?). More than this, WikiCalc lets spreadsheets grab input data from external web sites and do live calculations from it: some formulas generate HTTP requests to web services in order to retrieve the latest value for a stock quote, weather forecasts, and so on. Last but not least, the flexible architecture of WikiCalc allows an offline use still via the user’s browser and a synchronization mechanism will let the online version get updated once the connection is restored.

A nice 10 min long WikiCalc screencast with audio is available here.

In a former life, I was managing a team of web project managers in a multinational industrial corporation. As my boss wanted to get simple-to-update weekly/monthly status report about every project, we had tried using a wiki page per project in order to publish and update those reports. It was tedious and not nicely formatted for a corporate environment. I imagine that a nice immediate use of WikiCalc would be to let small project teams update project status reports on an intranet, including nicely formatted timelines and budget indicators. It would still maintain the update effort at a minimal and convenient level and would preserve the wiki flexibility of linking to the project documentation and resources.

We knew structured wiki pages for managing forms or category schemes. WikiCalc introduces spreadsheet structures while preserving the open and unstructured spirit of wikis. Next steps for future wikis would be to allow semantic structures to be managed the wiki-way, like in some early semantic wiki prototypes. [update: see Danny Ayers blog entries on how WikiCalc could relate to the Semantic Web vision]

French telecom operator pays employees to work for non-profits

Wednesday, March 15th, 2006

SFR is the #2 telecom operator in France (subsidiary of Vodafone and Vivendi Universal). They announced yesterday that they would allow 50 additional employees every year to spend from 6 to 11 paid days per year working for a non-profit organization. These days are paid and managed as usual working days. SFR limited the authorized non-profits to those working in the fields of childhood protection and people with disabilities. SFR employees have a strong demand for such a program and a jury will have to select the yearly 50 “citizen-employees” based on the quality of their project.

For sure, this must be great news for altruistic SFR employees. But I’d like to make a suggestion to SFR to make this operation even more effective: why aren’t you focusing on your core business and competencies instead of diverting your efforts toward childhood and disabilities topics? I’m quite sure SFR employees could come with substantial socially-savvy innovations in the field of telecommunications if they were challenged to do so. Social entrepreneurship (entrepreneuriat social in French) combines altruistic aspirations with senseful business innovations. In the field of telecommunications, the best example for such activities is probably the Grameen Village Phone (see also here) or, to a lesser extent Alcatel’s Digital Bridge. Many other examples exist in social hightech. Social entrepreneurship projects may be riskier than usual innovation projects corporations sometimes carry. But this citizen-employee kind of operation would be ideal for managing the risks of social entrepreneurship project while contributing to the corporate social responsability of SFR, giving it a nice media coverage and still giving birth to economically viable businesses.

The so-French tradition of tightly containing “charities” away from business sometimes drives me nuts. Take the best of both worlds, please!

Anyway, hurrah for this nice SFR marketing and HR operation! If only my employer did the same thing, I would probably be on the field trying to connect some unconnected families, researching some disruptive knowledge technologies applied to local development (such as social networking software for residential areas), developping semantic web technologies applied to corporate social responsability reports or so.

Outils d’interaction locale

Wednesday, March 8th, 2006

Grâce aux Google maps notamment, on a vu apparaître sur le Web une floppée de mashups visant à permettre des interactions locales entre personnes, ancrées dans un territoire. De manière balbutiante, PlaceOPedia fait par exemple le lien entre des articles Wikipedia décrivant des lieux et la localisation de ces lieux sur une Google Map. On est encore bien loin d’avoir des outils qui permettent de créer du lien social sur un territoire donné pour lutter contre les phénomènes d’exclusion. D’abord parce que les territoires sont à peine représentés sur le Web, ensuite parce que les logiciels de réseautage social sont bien peu efficace pour réellement créer du lien, enfin parce que le mixage des deux tarde à donner une quelconque forme de résultat utile.

Connecting romanian gypsies

Friday, March 3rd, 2006

Jean-Pierre is member of a French NGO dedicated to extreme poverty in France. He works closely with some nomad gypsy families who live in poverty near Paris. He sometimes brings them his laptop, a digital camera, a printer and an Internet connection and made some experiments with Skype and other software. They enjoy getting some news about Romania through online newspapers and websites. The young father of one of these families told Jean-Pierre how cool it would be if computing allowed him to get some recent pictures from his 5 years-old son who stayed in Romania. It has been 2 years since he last saw him. Another person is trying to get in touch with their mother who suffers from some disease in Romania.

When I read that on Jean-Pierre’s blog, I started trying to identify some Romanian volunteer who would visit that remote family with a digital camera, take some pictures and send them back to Jean-Pierre’s laptop via the Internet. I wrote a blog entry for this. I asked a Romanian colleague in the company I was working for at the time. I also sent a couple of emails to some Romanian IT services companies which offer offshore consulting services to French customers. Unsuccessfully.

Some time ago, a French guy in Bucharest contacted me in order to volunteer. Unfortunately, he was not located near the Romanian area where these families are, as Jean-Pierre explained us. So he could not help.

I don’t know much things about these families in Romania. As far as I know, they are in the area called Mehedinti, near the city of Girla Mare. I assume they are gypsies. Another Romanian colleague told me a bit more about this area. It is a very poor rural area with small mountains (up to 1000m high) near the Romanian border with Bulgaria, Serbia and Montenegro. He told me that the Romanian government had been saying for years that no such extremely poor and excluded gypsies exist in the country (until the European Union required from them that they recognize the importance of their minorities). From what I saw about gypsy families in the Czech Republic, I imagine that they live far from any town or village, without any sort of infrastructure. Maybe the road that leads to their place has no asphalt. Maybe they are in the middle of a forest, in some muddy place (Dilbert’s Elbonia anyone?). Maybe they live in a giant soviet-like sinister building in the forest where broken windows have never been replaced (this is the reason why they might be interested in linux BTW). They probably don’t have electricity nor any phone line. They most probably live on the fringe of society as their French cousins do in some way. I wonder how far such a picture is from reality. I hope I would be wrong.

Anyway, as I joined a new company, I investigated our presence in Romania still in search for some would-be volunteer. Our corporate directory randomly gave me the coordinates of one of our employees in Bucharest. I sent him an email like I would be sending a bottle into the sea. How surprised I am by his answer!

He tells me that he asked all of his colleagues about what we can do. One of them knows someone in this rural area. This local person is the head of a mountaineering club. He tells us that he is very enthusiastic about helping there. At the same time, my employer might be motivated by the idea of connecting some unconnected families in such a rural area and may support such an initiative. Or I am once again too naive. Anyway I am now investigating this opportunity internally. I also have to answer this mountaineer and try to understand a little bit more his motivations and expectations. I have to get sure that he does not think this would bring him any money because this is so far from what I am interested in.

Mise en relation par le web sémantique

Wednesday, February 15th, 2006

Le projet européen de recherche Vikef vise à développer des technologies de mise en relation de personnes grâce aux technologies du Web Sémantique. Principale application envisagée: la mise en relation de professionnels dans des salons et de scientifiques lors de conférences. Lancé en avril 2004, le projet prendra fin en mars 2007. Ce projet est mené notamment par Xerox, l’insitut Fraunhofer et Telefonica.
Spontanément, je ne peux m’empêcher de me réjouir d’un tel projet et de m’inquiéter de l’utilisabilité des applications qui vont en découler: va-t-on demander aux utilisateurs de modéliser leurs centres d’intérêts? Ca ne me paraît pas très réaliste. Je demande à voir !

A la recherche des Innovations Internet d’Utilité Publique

Wednesday, September 7th, 2005

Cet été, j’ai exploré avec plusieurs d’entre vous la jungle de l’innovation, de l’Internet et des projets d’utilité publique. A l’intersection de ces trois domaines, mon expédition visait à identifier des innovations Internet répondant à des enjeux d’utilité publique.

Intersection de 3 secteurs

Avant de vous raconter cette expérience et de vous inviter à la poursuivre via ce blog, laissez-moi vous dresser le tableau avec quelques définitions préalables :

  • Innovation : cf. qu’est-ce que l’innovation ? pour ma compréhension du sujet ; l’innovation relève pour moi d’une démarche de recherche entreprenariale.
  • Internet : pas de doute, on sait ce que c’est ; mais pour être plus précis, mon intérêt est centré sur les technologies de gestion/traitement des connaissances issues de l’Internet (web sémantique, data mining, personnalisation, technologies pour le knowledge management) et les technologies Internet de mise en relation (social software), bref partout où il y a du lien, de la complexité et des réseaux relationnels (entre concepts, personnes, objets)
  • Enjeux d’utilité publique, intérêt général : le champ est large et couvre aussi bien le monde associatif, le secteur public et l’économie sociale que des services Internet dont on aurait aujourd’hui du mal à se passer (Google est-il devenu un service d’utilité publique ?) ; mon intérêt est plus particulièrement centré sur le développement local.

Cet été, j’ai donc profité de quelques semaines de mes vacances pour explorer cette terra incognita, avec certaines questions en tête. Peut-on profiter des techniques issues de l’Internet pour changer de manière durable (innover) la société (utilité publique) ? Qui en parle et qui en fait ? Que faire (en tant que bénévole ou professionnel) pour contribuer à de telles innovations ? De rencontre en recontre, les questions se sont accumulées : les “innovations Internet d’utilité publique” (IIUP pour les intimes), est-ce que ça existe vraiment ? IIUP = OVNI ? qu’est-ce que c’est précisément ? On trouve assez facilement des exemples d’IIUP relevant de bricolages bénévoles de haute qualité mais cantonnés au monde du bénévolat et de l’amateurisme à petite échelle ; peut-on faire de l’innovation Internet d’utilité publique à grande échelle et avec des moyens vraiment conséquents ?

Voici donc le récit de nos rencontres (je change vos prénoms par anonymat de politesse…).

Chez un gros éditeur logiciel américain, Benoît, directeur commercial a la gentillesse de me recevoir. C’est l’un de mes anciens fournisseurs, avec qui je garde un bon contact. Bon, franchement, les IIUPs, ça le laisse un peu sec. Mais pour lui, pas de doute, il faut regarder du côté de l’Agence pour le Développement de l’Administration Electronique afin de repérer des projets innovants de grande ampleur. La Feuille d’impôt via Internet change-t-elle la société ? Mmm… Benoît m’avoue que, franchement, lui ne se voit que comme un vendeur de plomberie. A la limite, ce pourrait être ses clients qui pourraient faire des choses innovantes avec les logiciels qu’il leur vend. Il pense que l’un de ses collègues pourra peut-être me donner des pistes plus précises car il vend pas mal auprès du secteur public.

La jungle semble bien inextricable dans la région du commerce informatique professionnel : de la techno, certes mais peu ou pas d’innovation et, comme on peut s’y attendre, une absence totale d’utilité publique. Je dois mieux cibler mon approche.

Jean-Louis, vieux loup de l’associatif et du développement local et directeur d’un cabinet de conseil en conduite du changement, me reçoit avec sa générosité habituelle et m’invite dans sa brasserie préférée. Miam. Ma démarche le déconcerte peut-être un peu mais qu’à cela ne tienne, il m’accorde une attention toute perspicace. Il me parle des tentatives d’une grosse ONG française pour approcher les grandes entreprises sur des projets de type IIUP. Il me parle aussi du projet Digital Bridge d’Alcatel. Mais il me met également en garde contre l’auto-enfermement qui me guette si je me concentre sur la techno et les théories plutôt que sur la richesse de mon prochain, contre le mirage de la toute-puissante technologie qui cache l’homme et contre la méfiance voire le dégoût que la plupart des vieux loups du monde associatif conservent vis-à-vis de l’économique et du monde de l’entreprise. Pour me préserver de perdre contact avec mon prochain, il me prescrit la lecture de Simone Weil. Pour poursuivre mon exploration et découvrir des IIUPs, il me recommande de suivre la piste de la (petite) équipe Digital Bridge d’Alcatel.

Je ne suis pas encore passé à la pharmacie bibliothèque mais j’ai déjà compris que je tenais avec Alcatel une piste fragile mais prometteuse. Y a-t-il quelqu’un d’Alcatel dans la salle ? Poursuivons notre exploration.

Philippe est un entrepreneur aguerri dans le terrain du knowledge management. Innovation et KM ça le connaît. En plus, il a des projets plein la tête. Distribuer de la connaissance médicale “prête à l’emploi” à des médecins africains, ça fait longtemps qu’il y pense et qu’il s’y prépare ! Problème… Philippe est préoccupé par de gros soucis avec ses nouveaux associés.

Ce n’est pas le moment pour explorer avec lui plus avant la jungle des IIUPs. Il faut d’abord qu’il se rassure sur son gagne-pain. Ce n’est que partie remise.

J’avais rencontré Daniel dans un cadre associatif. Elu local en province, c’est par téléphone que nous nous entretenons. Il maîtrise parfaitement le sujet des projets coopératifs d’innovation locale grâce aux technologies Internet. Mais la dimension entreprenariale des innovations Internet d’Utilité Publique lui est étrangère. Pas de doute pour lui, l’intersection de l’utilité publique et de la technologie Internet grouille d’initiatives associatives locales, fourmille de projets d’espaces publics numériques, de sites Web citoyens, d’îles sans fils. Mais de là à parler de démarche économique ou de social entrepreneurship, c’est un pas que nous ne franchirons pas ensemble par téléphone. Pour lui, la bonne piste à suivre (si piste il y a), c’est sans doute celle de la FING. Ou peut-être à la limite de France Telecom, mais bon… avec peu d’espoir de succès.

Mmm… La FING, bien sûr, c’est facile. France Telecom, ça m’étonnerait, mais il faudra bien de toute manière explorer cette piste confuse, trompeuse et difficile. Mais par où la commencer.

A la FING, c’est naturellement vers Fabien que je me tourne. Fabien est une sorte de consultant comme on en recontre peu. Il connaît l’économie sociale comme sa poche. Il maîtrise l’Internet comme pas deux. Et les innovateurs, c’est son coeur de métier. Pour couronner le tout, c’est un copain à moi. Bref, l’interlocuteur idéal. Les Innovations Internet d’Utilité Publique, il en rêve. Il regrette les faibles moyens qui sont mobilisés sur ce sujet. Il n’est pas encore très au fait de la mode américaine du social entrepreneurship : mettre la force économique au service d’innovations d’intérêt général. Sans parler d’économie de communion. Mais il pense que c’est une piste qui a du sens. Peut-être ne découvrirais-je pas d’Eldorado des IIUPs mais ça ne l’étonnerait pas qu’un jour… quelqu’un comme vous, lui ou moi contribue à en construire. Il m’aide donc à cibler au mieux la poursuite de mon exploration, me suggère de vous raconter toutes mes découvertes sur mon blog et m’ouvre tout son carnet d’adresse (qui est sans fond, j’en témoigne).

Il m’introduit notamment auprès de son boss, Daniel et auprès de Claude (France Télécom). Il me semble qu’on avance ! Merci !

Daniel, consultant expérimenté en innovation publique et grand chef de la FING, se révèle également d’une grande sensibilité à l’intérêt de ma quête des IIUPs. Il y contribue à son tour en me recommandant auprès de responsables de l’innovation de plusieurs de nos vénérables institutions publiques françaises. Pour lui, les acteurs les mieux placés pour mener des IIUPs sont sans aucun doute les collectivités territoriales. L’Etat a-t-il encore vraiment les moyens de mener de telles innovations à grande ampleur ?

Il faut poursuivre dans ce sens. Chemin faisant, les contacts et les pistes se multiplient mais je sens que j’avance dans la bonne direction. Je sais déjà que je ne suis pas le seul à croire à la possibilité de changements sociétaux de belle ampleur et motorisés par des technologies issues de l’Internet. Les IIUPs ne sont pas des OVNIs (“je veux y croire” en tout cas). Allez, en avant…

C’est dans la jungle du RER que je tombe sur mon étape suivante : j’y reconnais Xavier. Je l’avais rencontré sur recommendation d’un très bon ami à une époque où je m’intéressais au rôle des ingénieurs dans le secteur public. Si je ne me trompe pas, il doit en connaître un rayon sur les innovations dans le secteur public. Pour peu qu’il s’intéresse à l’Internet… Je l’aborde et lui demande ce qu’il devient. Surprise : il dirige justement des recherches sur le knowledge management pour un grand ministère ! Double-surprise, un ministère s’intéresse au knowledge management à tel point qu’il finance des projets de recherche sur le sujet ! Xavier m’accorde donc un bon morceau d’après-midi pour que nous partageions nos passions communes et notre intérêt pour les innovations Internet d’utilité publique. J’y découvre comment les techniques de représentation des connaissances pourraient être utilisées pour formaliser l’expertise métier contenu traditionnellement dans les énomes annexes techniques des plus gros appels d’offres publics. J’imagine le champ des applications : aide au dépouillage des réponses à des appels d’offres complexes, contrôle semi-automatisé de la conformité des livrables des appels d’offres, formation des nouveaux ingénieurs du secteur public, etc. Comme pour de nombreux autres business, les métiers traditionnels de l’Etat peuvent avoir à gagner à mieux gérer leurs connaissances. J’y apprends également l’existence de projets d’universités en ligne ouvertes dont l’un des objectifs est de démocratiser l’accès à la connaissance par la mise en commun de contenus pédagogiques d’intérêt public. L’université de Phoenix, leader privé de l’enseignement en ligne, sera-t-elle un jour concurrencé par des services publics européens d’enseignement en ligne pour ingénieurs par exemple ? De tels projets se préparent mais n’en sont qu’à l’état larvaire semble-t-il. Et, encore une fois, ils semblent s’appuyer davantage sur du bénévolat et l’(in)attention bienveillante de l’Etat que sur une démarche volontaire d’innovation durable et économiquement viable. Comment aller plus loin ?

Il est temps de suivre les pistes repérées précédemment. Comment ça se passe du côté des collectivités locales ?

Alain dirige les projets “nouvelles technologies” d’un conseil général rural . Alain, l’un de mes anciens clients, a un profil rare : c’est un ancien entrepreneur reconverti au secteur public. L’économique, il sait ce que c’est. La techno, ça le fait vibrer. Et le secteur public, il y consacre sa vie professionnelle. Il me confirme immédiatement que ce sont les collectivités territoriales qui sont les plus susceptibles d’être innovantes en matière de nouvelles technologies (comparées à l’Etat). Ceci s’explique notamment parce qu’elles ont une pression (électorale) beaucoup plus immédiate et des enjeux plus concrets à traiter. Cependant, les budgets ne suivent pas forcément les augmentations de responsabilité (et d’effectifs). Pour Alain, les facteurs clefs de succès pour un conseil général qui veut mener à bien des projets numériques sont le fait de pouvoir s’appuyer sur des grosses communes, de savoir gérer des relations multi-partenaires et de savoir faire face à l’usager-client. Alain se prend à rêver avec moi aux départements qui lui semblent avoir les plus beaux challenges à relever (et les plus importants moyens ? ) en matière de nouvelles technos pour mener des innovations d’utilité publique : le 93 et le 59. En administration centrale, c’est peut-être le ministère des finances qui est l’administration la plus intéressante de son point de vue. Mais bon, personnellement, je ne me sens pas vibrer devant une feuille d’impôt fut-elle électronique. OK, c’est utile. Et c’est innovant. Un peu. Un tout petit peu, à mon avis. Mais je suis exigeant en la matière. Alain m’indique quelques références de consultants spécialisés sur son domaine. Mais j’ai déjà renoncé à trouver des consultants porteurs d’innovation. Le métier du conseil consiste trop souvent à limiter au maximum les risques (du consultant et, parfois du client) et à resservir le plus grand nombre de fois les mêmes recettes et ce, le plus cher possible. Le métier du conseil, c’est de comprendre le client, pas de prendre des risques à sa place. Confirmant les indications de Daniel de la FING, Alain me recommande de me raprocher de la Caisse des Dépôts : au croisement de l’économique et des collectivités locales, la CDC doit avoir une vue privilégiée des innovations Internet d’utilité publique auxquelles nous rêvons.

Sur ces bons conseils, je me taille donc un chemin jusqu’à la caisse des dépôts. J’y découvre une équipe dédiée à l’innovation au service des collectivités locales et des usagers des services publics. Ai-je enfin découvert l’eldorado des innovations Internet d’utilité publique ? Peut-être en partie. On y parle investissement raisonné dans de nouvelles offres de services publics économiquement rationnelles voire profitables à long terme. Comme souvent, les premiers sujets explorés ont été les infrastructures : espaces publics numériques pour l’accès du public à l’Internet dans des lieux publics, et depuis quelques années infrastructures réseaux et alternatives aux offres de l’”opérateur historique” (il faudra que je finisse par aller le voir, celui-là aussi…). Mais on parle aussi de service public en ligne personnalisé, de cartable numérique et autres grands projets d’utilité publique. Et les moyens mobilisés dans la Caisse des Dépôts semblent bien réels, au moins en terme de personnel. Bien sûr, la caisse n’a pas une culture d’innovation façon Silicon Valley ! Mais se pourrait-il qu’au sein d’une si vénérable et rhumatisante structure susbiste une petite équipe d’irréductibles innovateurs ? Se pourrait-il que tous ces projets d’innovation réussissent à éviter les écueils des clientélismes politiques et des échéances électorales tout en restant axés sur de véritables enjeux d’utilité publique ? Ce serait tellement bien si c’était vrai… Ce n’est pas ce premier entretien qui me permettra de me faire une idée définitive sur la question. En tout cas, j’ai encore une fois obtenu la confirmation qu’il existe des projets Internet d’utilité publique menés par des acteurs sérieux et y mobilisant des moyens importants en argent et en compétence. Bonne nouvelle pour les collectivités ! Par contre, on est dans le registre du gros projet structurel davantage que dans la bidouille agile et productrice de ruptures sociales et économiques profitables. On est dans le raisonnable et dans le planifié, pourriez-vous me dire : on ne change pas la société avec de la techno ? Quoique, il faut bien la changer avec quelque chose, non ? Ou bien, à tout le moins, les projets les plus innovants menés par la Caisse des Dépôts (cartables numériques, …) sont encore loin d’avoir fait leurs preuves. Et ces preuves ne semblent attendues qu’à long terme. De la Caisse des Dépôts à la startup, il y a une différence, non ? OK.

Bonne pioche avec la caisse des dépôts. Cette étape de ma recherche a été fructueuse en renseignements et en prises de contact. Voila une équipe centrée sur les innovations Internet d’utilité publique, pas de doute, même si l’approche adoptée semble bien loin du social entrepreneurship d’une part, de la garage company d’autre part. Mais il ne faut pas s’en étonner, on reste dans le domaine du financement de projets du secteur public.

Et l’opérateur historique, alors ? Fabien m’a mis en contact avec Pierre. Pierre, chercheur et entrepreneur dans l’âme, connaît par coeur France Telecom pour y travailler depuis longtemps déjà. Pierre m’accueille chaleureusement au centre de recherche de France Telecom et me met immédiatement au parfum : faut pas rêver, c’est pas chez FT qu’on trouvera de l’innovation Internet d’utilité publique. D’ailleurs, d’après lui, la rumeur est exacte : on n’y trouvera pas d’innovation tout court. FT a un beefsteak à défendre et il se passera encore longtemps avant que FT ne se retrouve en situation tellement concurrentielle qu’il sera forcé à innover pour conquérir de nouveaux marchés. Le trait est sans doute un peu forcé mais à peine. Et, bureaucratie faisant, ce n’est pas un environnement propice à l’innovation. Mais alors, pourquoi ces observations ne s’appliqueraient pas également à la caisse des dépôts ? En appliquant mes observations de la caisse des dépôts, et en étant optimiste, on peut au mieux imaginer qu’il existe chez FT quelques écosystèmes de niche internes au sein desquelles susbsitent des équipes mobilisant des moyens importants pour construire et commercialiser des offres de services nouvelles et répondant à des besoins d’acteurs publics ou de véritables attentes sociales ?

Pierre a en tout cas achevé de me décourager à chercher dans l’immédiat des pistes d’IIUPs chez France Telecom. Au contraire, il me donne généreusement de nombreuses pistes pertinentes à explorer dans son carnet d’adresses.

Une de mes anciennes collègues de travail m’avait fait découvrir l’économie de communion. A l’occasion d’une conférence sur ce thème, je rencontre la directrice d’un groupe agro-alimentaire. Celle-ci cherche maintenant à mettre ses compétences managériales et entreprenariales au service d’enjeux d’utilité publique, sur des thématiques de développement durable. Peu familière de l’univers des nouvelles technologies, elle m’invite cependant à rencontre Bernard un business angel qui cherche à répondre à des problématiques d’utilité publique par les outils du financement et de l’accompagnement de petites entreprises. Celui-ci évoque avec moi quelques projets sur lesquels il travaille. Il se révèle l’une des rares personnes rencontrées qui se situe à l’exact croisement des démarches d’innovation et de réponse à des enjeux d’utilité publique, plus particulièrement environnementales. Il me prouve, si cela était nécessaire, que les acteurs du secteur public sont bien loin d’avoir le monopole des innovations d’utilité publique. Nous évoquons ce en quoi l’Internet pourrait être utile pour de tels projets : du plus utopique avec la commercialisation de services en lignes de médiation appliqués au développement local jusqu’au plus prosaïque avec celle de services en ligne d’information sur la qualité de l’environnement dans les grandes villes françaises. Bernard semble un pont rare entre pur entreprenariat et économie sociale. Il serait sans doute une aide précieuse pour les social entrepreneurs qui émergeront un jour sur les marchés français.

Je ne peux terminer cette expédition estivale sans prendre le temps d’appeler mon pote Jean-Paul. Jean-Paul, ancien directeur d’association est aujoud’hui consultant Internet expérimenté auprès de collectivités locales et du tiers secteur. Il m’explique pourquoi son projet de création d’entreprise d’insertion par les nouvelles technologies n’a jamais pu voir le jour : l’incompétence professionnelle d’institutionnels de l’insertion pour l’économique y est pour quelque chose. Le dégoût et la méfiance des “vieux roudoudous du monde associatif” n’y sont pas pour rien. Alors, tout espoir est-il perdu de voir un jour des innovations privées répondant à des enjeux d’utilité publique à l’aide des technologies Internet ? Jean-Paul pense qu’aujourd’hui, les seuls acteurs qui peuvent prétendre à faire du sérieux dans le domaine, ce sont les équipes d’ingénierie des télécommunications des grosses ONG internationales, quoique ce ne soit certes pas dans une démarche entreprenariale. Alors, où verra-t-on de vraies IIUP demain ? Il hésite un instant et me confie : l’enjeu d’utilité publique auxquelles de telles innovations pourraient répondre de la manière la plus profitable, c’est le financement de micro-projets associatifs. Oh-oh ! Voila qui m’inspire… Il faudra que je (lui et) vous présente bientôt le projet que cette idée m’inspire.

Cette expédition a pris fin dans le courant de l’été : il fallait bien que je parte véritablement en vacances à un moment donné, non ?! Récapitulons les questions que je me posais initialement et mes conclusions à ce stade de mes recherches :

  • les innovations Internet d’utilité publique ne sont plus totalement terra incognita puisque je suis revenu vivant de cette expédition pour vous en parler
  • Peut-on répondre durablement à des enjeux d’utilité publique avec l’Internet ? Je n’en ai pas acquis la preuve mais nous sommes nombreux à y croire, alors pourquoi pas.
  • Les IIUPs, est-ce que ça existe vraiment ? est-ce un OVNI ? Peut-on faire de l’innovation Internet d’utilité publique à grande échelle et avec des moyens vraiment conséquents ? Ces entretiens m’ont permis de rencontrer plusieurs personnes affirmant qu’ils ont vu voire rencontré des IIUPs. Pour certains, il s’agit même de sujets de travail sur lesquels sont mobilisés des moyens significatifs dans quelques grandes organisations.
  • Qui s’est déjà attelé à de tels projets ? La carte ci-dessous récapitule les principaux acteurs que j’ai pu répérer et/ou rencontrer jusqu’ici. Il me faudra un jour positionner sur cette carte des acteurs tels que le Réseau Idéal, 6nergies, Ilog, Sofrecom, l’UNIT Consortium, Sopinspace, la DATAR, Ashoka, Navidis, Novethic et d’autres…

Acteurs des innovations Internet d'utilité publique

Malheureusement, l’été a été trop court pour explorer toutes les pistes qui se sont offertes à moi. Et, reprise oblige, j’ai moins de temps pour explorer ces pistes par des entretiens face-à-face (sauf à déjeuner ensemble, bien sûr). Alors je me tourne également vers vous pour m’aider à affiner ces idées. Comment croiser, en France, utilité publique, entreprenariat et nouvelles technologies ? Ces ingrédients peuvent-ils prendre en mayonnaise ? Où sont les grands Chefs cuistot en la matière ? J’aimerais savoir ce que tout cela vous inspire. Comment voyez-vous les choses ? Qui peut me donner plus de tuyaux à ce sujet ? Comment poursuivre cette exploration et dans quelles directions ?

How to ReSTfully Ajax

Thursday, August 25th, 2005

Here are some pointers for learning more about the Ajax programming model and how to properly design your Ajax application :

While I am mentionning the Representational State Transfer (ReST) architecture style, here are some additional and valuable resources on this topic :

Publications, brevets et innovations en tant que chercheur aux Motorola Labs

Monday, August 1st, 2005

[Ceci est le résumé de l'une de mes réalisations professionnelles. Je m'en sers pour faire ma pub dans l'espoir de séduire de futurs partenaires. Plus d'infos à ce sujet dans le récit de mon parcours professionnel.]

En 2005, je rejoins les laboratoires de recherche appliquée de Motorola. Je prends la direction de l’équipe française en charge des systèmes de raisonnement et d’apprentissage automatiques pour la personnalisation des contenus et applications mobiles. En deux ans, je co-écris 1 livre technologique cofinancé par l’Union Européenne, 2 brevets et 3 publications académiques. En tant que représentant de Motorola au pôle de compétitivité Cap Digital, je rencontre les dirigeants de plusieurs jeunes entreprises innovantes parisiennes et, sur la base de ces partenariats possibles, je propose à ma hiérarchie 6 projets d’innovations. Je propose une dizaine de projets d’innovation pour notre incubateur interne “Early Stage Accelerator” et j’obtiens le feu vert et un coach pour démarrer l’incubation de 3 de ces projets dans les domaines de la publicité personnelle non invasive, des guides interactifs de programmes TV et de l’édition de contenus personnalisés pour téléphones. Malheureusement, suite aux mauvaises ventes de téléphones en Inde et en Chine, Motorola se restructure et ferme peu après tous ses centres de recherche en Europe.

Innovation industrielle, et Internet dans tout ça ?

Tuesday, June 21st, 2005

Le rapport de Jean-Louis Beffa à Jacques Chirac a donné lieu à la création d’une agence pour l’innovation industrielle doté d’un joli budget. Ce rapport a été discuté dans la blogosphère.

Certains ont été notamment surpris de l’absence d’un axe prioritaire “Technologies de l’Information et de la Communication” dans ce rapport et ont souligné combien d’autres pays avaient au contraire misé sur l’innovation dans les TIC, les STIC (Sciences et …), les NTIC (Nouvelles… ce qui fait déjà un peu ancien).

Histoire d’apporter ma pierre à l’édifice de la critique (constructive), voici deux documents qui soulignent l’importance prioritaire que les TIC devraient avoir dans une politique d’innovation industrielle en France.

Le premier est un rapport d’étude du conseil stratégique des technologies de l’information auprès du premier ministre, portant sur les politiques de R&D sur les STIC dans les grands pays industriels. Il montre que l’Europe est largement en retard par rapport au Japon et aux USA en matière de R&D sur les NTIC.

Le deuxième document est le bulletin de juin 2005 du centre d’analyse statistique du Canada, portant sur l’innovation. Il indique :

Les résultats de l’Enquête sur l’innovation de 2003, qui portait sur l’innovation dans certaines industries de services, montrent que les établissements des industries de services des TIC sont les plus susceptibles d’être innovateurs. Au Canada, les trois industries où les taux d’innovation étaient les plus élevés appartenaient toutes aux TIC.

En l’occurence, il s’agit des éditeurs logiciels, des opérateurs satellite ou Internet et, dans une moindre mesure, des SSII et du conseil, des bureaux d’études, sociétés d’ingénierie ou de R&D et, enfin, des grossistes-distributeurs high-tech. Il me semble donc que l’agence française pour l’innovation industrielle néglige l’innovation dans l’industrie des services en ne prévoyant aucune priorité politique pour les TIC alors que, dans des pays tels que le Canada, les TIC sont perçues comme un secteur prioritaire d’innovation. On dit que les grands capitaines d’industrie, tels que M. Beffa, ne voient parfois dans l’informatique qu’un “mal nécessaire” (à la bonne gestion, notamment financière, des industries “lourdes”). Ceci explique-t-il cela ?

PS : Au passage, dans le document canadien, vous noterez que

les entreprises qui sont situées à proximité d’entreprises rivales ou d’universités ne sont pas plus
innovatrices que les autres de la même industrie, sauf quand la distance est extrêmement courte.

Il est précisé, un peu plus loin :

La proximité avec des entreprises rivales ou des universités semble favoriser l’innovation uniquement lorsque les distances sont très courtes (quelques centaines de mètres). Et même dans ces cas, la proximité n’a des répercussions que sur certains types d’innovations. La proximité étroite avec des entreprises rivales semble favoriser l’imitation plutôt que les innovations originales, tandis que la proximité étroite avec des universités semble favoriser les innovations originales plutôt que les imitations.

Alors, que penser de cet autre volet des politiques françaises de soutien à la R&D, qui passe par le développement de “pôles de compétitivité” censés rapprocher physiquement entreprises rivales et universités ? Le fond a certainement du bon. Mais a-t-on pensé à prescrire une distance limite au-delà desquels le pôle n’a plus de sens ni d’intérêt ?

Semantic Web reports for corporate social responsability

Thursday, May 26th, 2005

With that amount of buzzwords in the title, I must be ringing some warning bells in your minds. You would be right to get cautious with what I am going to say here because this is pure speculation. I would like to imagine how annual (quarterly ?) corporate reports should look like in some near future.

In my opinion, they should carry on the current trend on emphasizing corporate social responsability. In order to do so, they should both embrace innovative reporting standards and methodologies and support these methodologies by implementing them with “semantic web”-like technologies. In such a future, it would mean that financial analyst (and eventually stakeholders) should be able to browse through specialized web sites which would aggregate meaningful data published in these corporate reports. In such specialized web sites, investors should be able to compare comparable data, marks and ratings regarding their favorite corporations. They should be given functionalities like the one you find in multidimensional analysis tools (business intelligence), even if they are as simplified as in interactive purchase guides [via Fred]. In such a future, I would be able to subscribe to such a web service, give my preferences and filters in financial, social and environmental terms. This service would give me a snapshot of how the selected corporations compare one to each other regarding my preferences and filters. Moreover, I would receive as an RSS feed an alert whenever a new report is published or when some thresholds in performance are reached by the corporations I monitor.

Some technological issues still stand in the way of such future. They are fading away. But a huge amount of methodological and political issues stand there also… What if such technologies come to maturity ? Would they push corporations, rating agencies, analysts and stakeholders to change their minds and go in the right direction ?

Projet Internet de rue: Appel à nos amis roumains !

Wednesday, May 25th, 2005

Y a-t-il des roumains de Roumanie dans la salle ? En France, il y en a dans la rue, qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens mais
ont l’audace de goûter aux nouvelles technos
. [Je précise après coup qu'il s'agit de roumains gitans car un lecteur roumain s'est senti offensé de l'absence de cette précision, cf. la discussion plus bas.] Ils aimeraient bien communiquer par Internet avec leur famille restée au pays, pour échanger quelques photos du fils que l’on a pas revu depuis deux ans… Problème : au pays, qui pourra donner (prêter ?) à cette famille un accès à l’Internet ? Faites passer cet appel à vos contacts en Roumanie, ça pourrait être sympa. Au passage, découvrez le formidable projet Internet de rue.

Social software for skyscrapers

Thursday, April 14th, 2005

(Via Designing for Civil Society). iSociety was exploring the idea of using social software in local contexts, specifically in a local residential area (a set of skyscrapers). They see the potential of social software in its ability to

  • facilitate better face-to-face [communication] : create introductions between people who recognise their shared interests and want to meet
  • circumvent face-to-face [communication] : enable weak norms of cooperation between people who don’t want to meet, or can’t, but still have shared interests (which they may not even be aware of)

I would call this last case “loosely coupled communication” in the same way the blogosphere enables distributed conversation.

They identified three fields of use for local social software :

  • infrastructure : transforming your local facility manager into a blogger so that residents get involved in managing shared facilities (elevators, shared areas, …)
  • tasks : facilitating the scheduling of activities such as sport, local trade or childcare with an online reputation system and group forming features
  • culture: for people interested in linkage with neighbours for it’s own sake

They think the higher potential is in the “task” field because

studies show that activities such as these which require cooperation have a better impact on social capital than projects such as community centres, which promote cooperation.

In other words, as they say :

Social capital is best pursued obliquely

Their conclusion that local residential areas may not need generic social software but task-oriented social software.

This reminds me of a community project I ran when I was younger : the volunteer team I was part of wanted to socialize with some youngsters who lived in nearby slums because we were curious about how it was to live in such poor districts. The best way we found to get into this distant social context was to first identify a very concrete project that would require us to meet these other teenagers. We heard a local association in such a slum was training volunteers in improvised acting. My team was poor on acting but we were strong in video technical skills. So we had in hand a reason to go to this association and ask for help to complete our task/project : making a short video fiction with other young volunteers. We made this short movie together (it took one year of work during our week-ends) and it was a lot of fun ! Moreover, this project was a success in building local social capital because it was task-oriented and its success required strong cooperation.

Using social software locally

Wednesday, April 6th, 2005

Yet another idea of innovation that has been floating around, in the blogosphere and in my wish list : inventing/deploying systems that connect people one with another in local contexts.

The main idea of such systems is that they are

  • useful locally : they stimulate the development of connexions between persons on a given place or neighborhood :
    • their output = development of new projects, partnership building, local business transactions, meeting new people, involvement and participation in local activities and projects
    • they connect people who share :
      • a common event (exhibition, meeting, forum, conference, trade show)
      • or a common area (district, city, business area, public place or infrastructure)
  • tools in the hands of facilitators and mediators, people who act as hubs and networkers, so that these people can generate a wider and more efficient scope of socialization
  • technical innovations because they rely on emerging technologies such as social software (including blogging), advanced identity management, semantic technologies, knowledge technologies, …

Potential issues : Privacy of data generates important legal and technical difficulties ; data describing individual is precious and difficult to access and manage with good-enough privacy guarantees ; there is a high risk that these systems won’t be used the way they were intended to ; change management is an issue when working with local organizers/networkers/mediators who tend to discard technical innovations as not-enough-human and/or fear for their jobs ; these technologies are far from mature !

Potential market #1 : social networking during events :

  • Sector : professional events marketing and organization, with organizers of trade shows, of conferences, meeting events
  • Profile of a sponsor : a company with a very “high-tech” profile on its market, with the will and characteristics of an innovator
  • Issues at stake : Event makers say the main value they provide is the social connexions their event provides to their customers ; they want to facilitate the connexion between exhibitors and participants or between participants themselves ; they want to make these connexions persistent after the end of the event ; their purpose may be to enhance the satisfaction of exhibitors and/or participants.
  • But… I don’t know this sector so your feedback and ideas are appreciated !
  • Example of such a business : Jambo for conferences

Potential market #2 : social network for local development

  • Sector : urban planning and local development, with a public agency (national agency for urban renewal, regional council, public institution), or para-public organization (non-profit, “hybrid economy company” delivering services to cities) in charge of the development of a given area
  • Issues at stake : In the field of local development, one big target is to develop sustainable social or business relationships in a given area. But local developers only act indirectly on these relationships : urban planning, area marketing, public services, … In the best situations, their mediation and networking efforts hardly rely on human handcraft. The issue at stake is to systematize and extend these networking practices and to exploit the address books of local actors at their best.
  • But… social software are “hard” industrial tools applied to a “soft” issue ; they aren’t seen as useful because the tools are here but the profitable uses are not validated. And fortunately, public agencies don’t invest money on “soft” issues handled with industrial tools !

An open source foundation for Fortune 500 companies

Thursday, March 31st, 2005

Another un-used business idea to recycle… please follow me :

  • Fortune 500 companies produce a lot of in-house developments, reinventing the wheel again and again, especially in the field of non-critical, non-business applications : reporting applications, technical asset management, collaborative tools, IT security, identity management, content management… Each of them is sitting on a consequent catalog of custom-made “commodity” applications that they develop and maintain on their own.
  • Most of these non-critical-non-business-in-house developments have a limited value but a high cost for businesses.
  • The main priority of corporate IT departments is to reduce their costs ; most of them rely on outsourcing applicative developments to some extent.
  • Open source is now somewhat trendy even among Fortune 500 corporations ; it is reaching a high level of visibility and acceptability.
  • The open source model proposes an optimization of the costs sketched above by sharing them among several users of commodity applications, i.e. by open sourcing them.
  • The “open sourcing” of custom-made applications by Fortune 500 companies would be an alternative to the classical outsourcing of these development and maintenance costs.
  • The offshore outsourcing of corporate development is seen as a threat on jobs for IT programmers in northern countries ; but the open sourcing of this software could be seen as more acceptable.
  • These IT departments are currently converging to common technological frameworks : .Net, J2EE, open source scripting ; that movement enhances their capability to absorb “foreign” developments ; and the standardization of their architectures tends to enhance the re-usability of their in-house developments.
  • Open source foundations are legal entities designed to own the intellectual property of open source applications, to guarantee that the open source licence they are distributed under will be enforced, to promote these applications so that their communities are thriving and the applications make gains in terms of reliability, quality and sustainability.
  • The distribution of software under open source licences is said to represent the highest value transfer ever from rich countries to developping countries.
  • The open sourcing of these Fortune 500 applications would be a positive change both for big corporations themselves and for smaller companies especially in third world countries.
  • Social entrepreneurship is becoming a hot topic today even in mainstream media ; this initiative might qualify as a social entrepreneurship initiative ; the public usefulness of such a move might justify the legal creation of a foundation in France.
  • Recently, in France, foundations have gained in acceptance by big businesses since a new tax law offers higher opportunities for tax reductions.
  • I still work as an IT manager in the global IT department for a Fortune 100 company in France ; our CIO would see such an open source foundation as a positive initiative but, as a cautious manager, he is dubious regarding the willingness of other CIOs of Fortune 500 companies (in France) to share their custom codes under an open source licence.

You work in/for a big corporation willing to reality-check this idea ? What do you think ?

Recycling un-used business ideas

Thursday, March 31st, 2005

As a former entrepreneur and a compulsive innovator, too many ideas of new businesses tend to leak out of my mind. Most of them are very so-so and I will not implement them. But it would be stupid not to recycle them in my process of open-sourcing my quest for networked intelligence. In simpler words : let’s share with you some more or less stupid business ideas. They will come into my usual wishlist. Your comments will be very much appreciated. Let’s start with an idea on … recycling laptops into digital frames.

If you read Slashdot, you will be familiar with this kind of digital frame. The idea is that many do-it-yourself guys can turn old laptops into digital frames displaying holiday pictures as slideshows in the living room. Let’s consider the facts :

  • laptops are expensive to recycle and a dangerous waste for the environment ; users companies and retailers (or cities) pay for getting rid of them
  • DIY guys can turn them into digital frames
  • I’d like to have such a digital frame equipped with a wifi connexion in order to display the pictures freshly taken from my digital camera
  • the digital frame might be the ideal companion for digital cameras (more than printers ?)
  • this business idea has already been implemented but I imagine this is a quite a small niche market.
  • In France, the Envie company “recycles” jobless people into experts in recycling electronic equipment.

Why not implement this business in Europe with a lower cost solution : either offshore or locally within the social economy sector ?